Tournoi de l’EDR: un bel après-midi de rugby







Un vent glacial souffle ce vendredi soir sur le stade Baudras. Pourtant, ils sont une petite dizaine de vétérans, pas si âgés que cela, présents sur le terrain clôturé situé juste derrière la tribune Julien Bonnaire. Ils se réchauffent en se faisant des passes, tout en traversant cette aire de jeu qui est un peu leur jardin.
Un projecteur à la lumière jaunâtre éclaire cet espace où se déroule l’entraînement hebdomadaire, chaque vendredi soir, de ceux qui se font appeler les Narcos. Leur drogue, c’est le rugby, entendons-nous bien !
Samir Zeboudji, le chef de cette joyeuse bande, car c’est lui qui gère le fonctionnement du groupe du point de vue administratif tandis que Cyrille, Hervé et Laurent s’occupent de l’aspect sportif, arrive avec un peu en retard et rejoint les copains pour la photo souvenir.
Le groupe comprend une quinzaine de licenciés mais quelques joueurs manquent à l’appel en cette fraîche soirée. Ce n’est pas très grave en soi car pour l’heure, les matches amicaux ne sont pas encore au programme : « On verra en janvier, février » nous explique Samir. « Ça va nous laisser le temps de parfaire les automatismes car il y a quelques débutants qui ont besoin d’apprendre les bases. »
Dans la Loire, il y a quelques équipes de vétérans : à Saint-Etienne (les Old Devils), Roche-la-Molière, Feurs (les Siu Manga), Unieux (les Perroquets) et Hauteville-Montbrison, de quoi se mesurer à une adversité consistante, lorsque le temps sera un peu plus clément: « Dans toutes les équipes, il y a d’anciens rugbymen, de vieux briscards qui ont les ficelles du métier. On a toujours un peu l’esprit de compétition. Ça joue.» sourit-il.
Mais le fil conducteur reste « la convivialité, le plaisir de se retrouver, de jouer et de faire ensuite de bonnes bouffes. »
De quoi attirer de nouveaux pratiquants ? C'est le souhait le plus cher des Narcos de voir leurs rangs grossir. C’est la raison pour laquelle Samir nous invite à communiquer ses coordonnées à tous ceux qui voudraient les rejoindre pour découvrir les subtilités du ballon ovale, au sein d’un groupe sympathique. Et partager de bons moments de vie tout simplement.
Pour tout renseignement : contacter Samir Zeboudji au 06 01 33 65 47
Ce week-end, sous un froid glacial, nos courageux et courageuses représentants ont rencontré six équipes lors du tournoi de Clermont. Ils ont sauvé l'honneur en remportant un succès face aux plus de 35 ans de l'ASM et en concédant cinq défaites.

Après le CO Le Puy, le RCAB accueille ce dimanche après-midi le SO Givors qui se trouve en difficulté à la dernière place du classement. Alors, bien sûr qu’il est différent de recevoir la lanterne rouge que le leader du championnat! Mais le staff andrézien assure ne pas avoir changé ses habitudes dans la préparation, le travail aux entraînements tout au long de la semaine. Le discours n’a pas changé et Clément Vidal n’a pas attendu la veille du match pour mettre en garde ses joueurs. Dès après le succès contre les Ponots, après avoir félicité ses joueurs, il leur a signifié la nécessité de rester concentrés et rigoureux. « On n’a pas changé nos habitudes » insiste t-il. Il s’est entretenu avec les cadres de l’équipe pour qu’il fassent passer le message : « Je leur ai demandé de le transmettre aux plus jeunes. Nos leaders savent qu’il faudra mettre beaucoup d’engagement, ne pas oublier les fondamentaux et ne pas jouer pour jouer face à une équipe en proie selon lui à « un gros problème de confiance mais capable de nous poser des problèmes ».
Le RCAB est passé par là les saisons précédentes et les coaches se méfient d’une équipe coriace et accrocheuse, comme des conditions atmosphériques annoncées qui peuvent changer la donne: « C’est vrai, il est annoncé de la neige, du froid et dans ces conditions, si on oublie les bases du jeu, l’agressivité, on peut se mettre dans l’embarras. » Dans un passé lointain, voire même récent, Givors a souvent malmené le RCAB et pris des points à Baudras, ce qui invite à un optimisme très mesuré du côté andrézien : « On est conscient de la tâche qui nous attend. Les joueurs peuvent se rendre le match facile à condition de reproduire les mêmes entames que face à l’ASSMIDA ou Ampuis par exemple. Ce sont des repères positifs dans la tête des joueurs. Si on fait les choses dans l’ordre, qu’on reste patients et disciplinés, on peut espérer l’emporter. » Clément Vidal ne se projette pas plus loin pour l’instant. Si les points escomptés tombent dans l’escarcelle, son équipe aura sans doute encore gagné du terrain au classement et pourra envisager une deuxième partie de saison intéressante. Mais on n’en est pas encore là...


Mais pas question de fanfaronner, bien au contraire : c’est avec un « On n’a rien fait » qu’il entame la conversation, comme pour nous faire bien comprendre qu’il est inutile d’aller trop loin dans les louanges. Certes, son équipe et celle de son précieux adjoint Matthieu Llari a terrassé le leader (31-19) mais le technicien sait très bien où un excès de confiance pourrait mener son groupe : « C’est une grosse performance, on a félicité les gars de leur prestation mais on ne s’est pas qualifié pour une phase finale du championnat de France. Si on se laisse griser, on se plantera contre Givors. » L’avertissement n’est pas feint, il l’avait lancé avant la confrontation avec le CO Le Puy. Maintenant que son équipe a franchi une nouvelle étape dans sa progression en mettant les Ponots au pli, donnant à la dynamique actuelle une plus grande consistance, il est malgré tout bien obligé de reconnaître ce que le film du match a montré : « Je ne dis pas que j’ai senti l’équipe intouchable mais en tout état de cause, on est difficile à manoeuvrer. J’ai eu le sentiment que pas grand-chose ne pouvait nous arriver. Les gars étaient sereins, assez sûrs de leur sujet. Bien sûr, il y a toujours des choses à améliorer, on peut faire encore plus, être plus précis sur certains détails. Je sais que le potentiel équipe que j’ai à ma disposition n’a pas encore donné sa pleine mesure. On est consistants dans le jeu parce qu’il y a du travail derrière tout ça et des résultats qui donnent confiance. Quand tu es sûr de toi et de tes partenaires, ça aide. » « Le feeling entre les cadres qui jouent leur rôle et s’appuient sur leur expérience et des soldats et des minots qui s’y filent compte aussi » est une autre explication à cette première moitié de saison encourageante, pour ne pas dire emballante.

Dans un week-end à l’ambiance altiligérienne, ce sont les cadets qui ont ouvert le bal des rencontres entre les équipes des clubs composant l’entente Loire Sud et le CO Le Puy. Après la remise des nouveaux maillots que vont arborer les joueurs pour le reste de la saison (voir photo-ci dessus), la rencontre a débuté sous une météo qui allait être à l’image du match, ensoleillée. Menés 0-7 au bout de 10 minutes, les cadets ont remis leur jeu en place, inversant la tendance au tableau d'affichage pour arriver à la mi-temps sur le score de 19-10 en leur faveur. Celui-ci n'évoluera pas en deuxième mi-temps malgré une domination territoriale des joueurs de Loire Sud. Une victoire précieuse pour la deuxième partie de saison qui prive également le Puy du bonus offensif. Les juniors ont quant à eux partagé les points avec leurs homologues altiligériens, à l'issue d'un match qui s'était d'abord mal engagé puisque l'entente Loire Sud était menée 14-0 jusqu'à la 35e minute avant de refaire son retard en deux fois grâce à des essais de Romain Chomat puis César Durantin, tous deux transformés par Jules Tinel. Les jeunes pousses de l'école de rugby étaient également sur le pré ce samedi à l'occasion d'un tournoi organisé par le Rugby-Club de Saint-Etienne au stade de l'Etivallière. Des U8 jusqu'aux U12, avec deux équipes par catégorie, nos petits rugbymen ont montré leur savoir-faire avec volonté et enthousiasme.

Le stade Roger Baudras devrait être copieusement garni ce dimanche après-midi pour suivre deux confrontations très attendues entre les deux équipes seniors du RCAB et leurs homologues altiligériens du CO Le Puy. Le club phare du rugby en Haute-Loire est pour l’heure leader de la poule 5 en Fédérale 3 et les Andréziens en embuscade à la 5e place. Quant à l’équipe réserve du RCAB, elle pointe à la 2e place du claassement de l’Excellence B derrière… le COP. Deux beaux matches à ne pas manquer ! Clément Vidal, le coach de l’équipe première, a bien préparé ce match au sommet. Il nous en parle.
Comment peut-on qualifier ce match contre le leader ?
Forcément, ce n’est pas un match comme les autres ! Peu importe en fait la période, quand tu es premier, tu as un statut à assumer, une place à défendre et montrer à tous tes adversaires que c’est toi le patron.
Et vous, le RCAB, vous n’avez pas un peu de pression aussi ?
Nous, on est en embuscade. La 5e place reflète notre niveau. Rencontrer le leader à la maison, ça induit un peu de pression mais ce qui nous importe surtout, c’est d’enchaîner, de garder cette dynamique de résultats positifs. Quand tu te rapproches du haut du tableau, ça donne envie ! On a deux réceptions consécutives (Le Puy et Givors). On pourrait se retrouver dans une situation très confortable si on gagne ces deux matches. Celui-ci est très important dans cette optique. Après tout, on n’est qu’à cinq points du leader. Dimanche soir, selon le résultat, tu peux être 2e ou 8e, le championnat est tellement serré !

Le COP est un leader très solide qui ne laisse guère de latitude à ses adversaires.
Le CO Le Puy a pas mal évolué ces dernières années. Il y a eu un changement de staff il y a de cela deux saisons et leur philosophie de jeu a évolué. Ils ont conservé leur esprit de combat, s’appuient toujours sur un gros paquet d’avants mais ils sont plus complets sur leurs lignes arrières, avec des trois quarts tranchants avec le ballon. C’est une équipe qui met du volume, à l’image de son demi d’ouverture, un Namibien qui leur apporte vraiment un plus dans le jeu au pied, l’organisation. Il a élargi leur panoplie. Et puis, devant, ça va être un gros chantier ! Il faudra être à la hauteur dans tous les secteurs de jeu pour rivaliser.
Votre groupe progresse de match en match. Mais qu’en attendez-vous de plus ?
Notre jeu est plein de promesses, dynamique. Quand nos libérations de balle sont propres, on peut embêter pas mal de monde mais si on veut encore progresser, on doit parvenir à faire preuve de plus de constance dans le même match, et sur la durée aussi. Depuis le début de saison, on a progressé défensivement. En revanche, la touche est notre secteur en délicatesse. Contre ce genre d’équipe, on n’aura pas trop le droit à l’erreur mais je crois en nos chances, en mon groupe. Ce serait forcément un exploit de tomber le leader, quand on voit leur parcours dans le 2e bloc. Ils ont « plié » successivement La Tour du Pin, Ampuis et Saint-Savin. C’est fort. Ils sont en adéquation avec leurs ambitions d’accéder à la Fédérale 2. Eux visent la montée, nous les qualifications pour le championnat de France. On va tout faire pour être à la hauteur.

Respecter l’adversaire sans faire de complexe d’infériorité, c’est ce qui transpire malgré tout du discours de Jérémy, capable d’occuper quasiment tous les postes des lignes arrière mais pour l’heure fixé à celui de centre, numéro 12 dans le dos : « La victoire contre le Rhône Sportif nous a enlevé la pression et permis de sortir du fond du classement. Ensuite, la bonne première mi-temps contre La Tour du Pin nous a rassurés. On avait pris un bon coup de pied au cul contre Saint-Savin et dès lors, il y a eu plus d’investissement.» Le collectif andrézien a pris son élan, tout en créant une dynamique que Collet et ses pairs entendent bien faire perdurer, face au COP : « Je ne vois pas ce match comme un derby, il y a juste l’idée de rencontrer une grosse équipe, de jouer tous les coups, de saisir notre chance. Moi, j’y crois » conclut notre interlocuteur qui est un peu le symbole de la philosophie de jeu de l’équipe fanion du RCAB, meilleure marqueuse d’essais de la poule et qui ne veut pas se renier face au leader : « Envoyer du jeu, c’est la philosophie qui nous convient et quand on est tous d’accord sur le jeu à pratiquer, ça aide. Dans cette poule, ça va se jouer à rien, chaque point va compter. On a un potentiel de fous, devant, c’est dynamique et en attaque, on sait faire. Clément (Vidal) et Matthieu (Llari) ont le mérite de mettre tout ça en musique.»
Voilà pourquoi Jérémy Collet se sent bien dans cette équipe, ses prestations en attestent, et attend avec impatience mais sans empressement cette belle confrontation, après avoir galéré tout la saison précédente à soigner une blessure à la cheville et à attendre ensuite que le rugby reprenne ses droits : « J’ai vécu une saison vierge, et reprendre après une année sans contact « même si je suis plus à l’aise dans l’évitement », sourit-il malicieusement, ce n’est pas simple. Aujourd’hui, le plaisir est là. Je m’éclate. Je suis polyvalent et j’aime bien avoir à m’adapter. Tant que je ne suis pas le remplaçant idéal... » Sans trahir de secret, il nous étonnerait fort que dans un match de cette importance, Clément Vidal et Matthieu Llari se privent d’un garçon de son expérience et capable de faire pencher la balance sur un geste de classe. Lui a les pieds bien sur terre et plante le décor : « Il ne faudra pas vouloir trop en faire, ça, c’est le piège. On devra être sérieux, disciplinés et jouer au rugby sans en faire des caisses. Et puis, on est chez nous ! » Cela aura son importance.
Mesdames, Messieurs les Présidents,
Nous sommes tous très heureux de pouvoir à nouveau nous retrouver sur les terrains depuis le début de la saison sportive. Nous savons tous à quel point le sport et plus particulièrement le rugby est réunificateur et diffuseur de valeurs comme le partage, le courage, la convivialité, l’humilité et surtout, le respect des autres. Le rugby est un sport de cohésion, d’équipe et d’entraide, nous ne pouvons accepter certains comportements qui pourraient nuire à l’image de ce sport. Or, depuis le début de la saison sportive, il semblerait que les mauvais comportements se multiplient, à la fois sur le terrain mais aussi sur les réseaux sociaux, lesquels seraient parfois à caractère raciste. Un tel comportement, s’il est avéré, est effectivement inacceptable et doit être réprimé puisqu’il ne correspond en rien ni aux vertus, ni aux valeurs de notre sport. La Fédération Française de Rugby (FFR) a d’ailleurs décidé qu’aucune tolérance ne pourrait être acceptée envers tous les propos ou actes à caractère discriminatoire. Je souhaitais tout d’abord vous rappeler les différentes voies qui s’offrent à vous afin de signaler ces agissements. Si l’acte ou la parole a été constaté par un officiel de match désigné sur la rencontre concernée, il n’y a aucune difficulté particulière puisqu’il appartient à ce dernier de rédiger un rapport, lequel saisira automatiquement le Conseil de discipline compétent en application de l’article 14 des Règlements généraux de la FFR. Toutefois, si aucun officiel de match n’a été témoin de ces faits ou que ces faits n’ont pas eu lieu sur un terrain de rugby, vous avez également la possibilité de transmettre un courrier explicatif au Secrétaire Général de la Ligue – si les faits ont été commis lors d’une rencontre organisée ou autorisée par la Ligue régionale - ou de la Fédération Française de Rugby accompagné de tout élément permettant d’étayer la demande de saisine tel qu’une vidéo, des témoignages, etc. Sachez également, que toute victime de violence, qu’elle soit physique ou verbale peut, si elle s’estime fondée, déposer plainte pour de tels agissements et ce en parallèle ou non d’une action disciplinaire qui serait menée. Je vous remercie de relayer ces informations au sein de vos clubs et compte sur votre implication pour combattre toute forme de violence, notamment par le biais d’actions de préventions dispensées à l’ensemble de vos joueurs et joueuses. Sachant pouvoir compter sur votre sens des responsabilités, je vous prie de recevoir, Mesdames, Messieurs les Présidents, mes salutations sportives les meilleures. Enfin, j’en profite pour souligner que l’article R625-7 du Code pénal prévoit que « La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe ».Le secrétaire général de la FFR, Christian Dullin
