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Fédérale 2 féminine : les Jarjilles redémarrent en trombe

Les Jarjilles à l’attaque. Ampuis ne pourra pas résister aux vagues andréziennes. (photo Laurent Diemer)

Lors de la phase aller de cette première partie de championnat, les filles du RCAB ont fait beaucoup plus que ce que l’on est en droit d’attendre d’une équipe toute nouvellement créée. En s’imposant tout d’abord à Ampuis, elles ont marqué les esprits avant de créer la (bonne) surprise tout au long d’un parcours ponctué d’une première place au classement.
Les voilà reparties sur les mêmes bases en ce début d’année 2022 avec pour première victime, à nouveau leurs adversaires rhônalpines, auxquelles elles n’ont laissé que peu d’espoirs ce dimanche après-midi à Baudras (31-12).
Pierre Meyer, leur coach chargé de l’aspect technique, a apprécié le jeu proposé par ses joueuses : « On menait 24-0 à la mi-temps, c’était la meilleure manière de faire car ça pouvait être un match piège. C’était un match de reprise face à une équipe dont on savait quelle serait sûrement mieux armée qu’à l’aller. On a désormais un statut de chassé qui change le regard de nos adversaires. J’ai bien aimé l’état d’esprit avec lequel on a abordé ce match. On sortait d’une belle semaine de travail et il y a eu du sérieux d’entrée. On a des arguments individuels mais c’est notre collectif qui nous a permis de faire la différence. On prend du plaisir à voir évoluer l’équipe.»

« La seule perspective, c’est le prochain match »

Le coach des Jarjilles n’oublie pas pour autant de faire remarquer que la seconde mi-temps a été remportée par l’équipe visiteuse 12 à 7, comme pour faire le constat que tout n’a pas été parfait et qu’il reste du pain sur la planche : « Je le répète, l’état d’esprit a été très bon, dans notre jeu courant, on s’évertue à bien garder le ballon mais on doit encore s’améliorer au niveau de la discipline – on a encore pris un carton jaune -, dans la technique de plaquage, montrer plus d’agressivité dans les rucks. A ce titre, notre défaite face à Clermont-Plaine nous a beaucoup appris.»
Ce niveau d’exigence pourrait paraître démesuré pour une équipe débutante à ce niveau mais il s’explique. Car non seulement le groupe vit très bien mais il regorge de potentiels : « On s’appuie à la fois sur un collectif fort et des individualités capables de faire des différences aux moments opportuns. C’est une arme supplémentaire. » résume Pierre Meyer qui se refuse à tirer des plans sur la comète: « Au début de la saison, on parlait de découvrir, d’apprendre et les choses ont avancé plus vite que prévu. C’est génial. Ceci étant, la seule perspective, c’est le prochain match (contre Nevers le 30 janvier à Baudras), il n’y a pas de calcul , on fera les comptes à la fin.»
Même si le classement de son équipe (1ere avec 23 points) laisse à penser qu’elle sera au rendez-vous de la 2e phase du championnat pour ajouter quelques pages glorieuses à cette belle aventure qui pourrait devenir épopée…

Grande première

Perrine Bonche aplatit le ballon dans l’en-but. Un grand moment pour la néophyte qui a été à la hauteur. (photo Laurent Diemer)

C’est ce qu’a vécue Perrine Bonche, jeune joueuse de 18 ans issue des rangs des cadettes, qui a connu sa première titularisation en équipe première.
Pierre Meyer s’est dit très satisfait de sa prestation, qu’elle a auréolée d’un bel essai. Elle remplaçait la malheureuse Juliette Verrier qui a subi une blessure sérieuse au genou dernièrement et qui l’on souhaite un prompt rétablissement.

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Fédérale 2 féminine : les Jarjilles repartent en campagne dimanche

Les Jarjilles ont toutes le regard tourné vers cette deuxième partie de saison, avec pour commencer la réception d’Ampuis, dimanche (photo Léana Verrière)

Les Jarjilles du RCAB avaient entamé leur saison par deux déplacements, à Ampuis d’abord puis à Nevers, d’où elles étaient rentrées avec deux succès significatifs. Elles espèrent repartir d’un aussi bon pied alors qu’elles se lancent dans la phase retour de leur championnat ce dimanche après-midi au stade Baudras (15h), avec la réception d’Ampuis.
Ces deux premières victoires leur avaient donné pas mal de certitudes sur leur niveau et les progrès à faire, tout en les confortant dans l’idée que cette aventure de la Fédérale 2 valait le coup d’être vécue. Au terme de la phase aller, les voilà en tête de la poule et bien décidées à écrire d’autres pages de leur histoire : « L’objectif est de finir dans les deux premières de la poule, ou dans les meilleures troisièmes. On a le potentiel pour le faire. On ne va pas calculer. » estime Alexis Cerisier, l’un des coaches, persuadé que ce groupe a les moyens de ses ambitions : « Se retrouver en tête de la poule est une bonne surprise. Mais ce n’est pas le fruit du hasard. Les filles forment un vrai groupe, elles étaient 25 pour la reprise de l’entraînement mardi dernier. C’est un signe qui ne trompe pas. Elles ont vite progressé avec un souci d’efficacité. On est solides en défense, on peut développer encore notre jeu offensif ainsi que notre potentiel de jeu au pied.
Le principe au départ était de faire évoluer les filles, de construire quelque chose de cohérent collectivement. Une cohésion s’est créée au-delà de nos espérances. On a un banc homogène en qualité. Maintenant, le staff tout entier a envie de leur faire passer un cap, ce qui passera par plus d’exigence, plus d’attentes de notre part. »

S’attendre à être attendues

Car il est évident que la méfiance sera désormais de mise chez leurs adversaires, que les Jarjilles seront attendues. Il leur faudra assumer un statut différent. Leur seule défaite face à Clermont-Plaine (12-3) atteste de cette prise de conscience : « On peut parler de jour sans. Mais effectivement, nos adversaires ont fait preuve ce jour-là d’une agressivité à laquelle nous n’avons pas su répondre. On doit apprendre à appréhender ce cas de figure. »
Ampuis, ce dimanche, sera sûrement dans cet esprit de revanche après avoir subi la loi des Andréziennes en ouverture du championnat (7- 32) : « On doit considérer qu’on recommence une saison. A l’aller, on les avait pris à la gorge. On est désormais une équipe reconnue. On va être attendu un peu partout, à Aurillac, à l’UFOR… » Et si la qualification espérée est décrochée, d’autres équipes, plus coriaces encore, se trouveront sur la route des filles du RCAB dans la 2e phase de compétition. Autant s’y préparer.

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Nouvelles mesures sanitaires applicables à compter du 6 janvier

Changement important

Possibilité des collations et réceptions d’après match / tournoi dans le respect du Protocole HCR : service en position assise avec respect des gestes barrière (port du masque – mise à disposition de gel HA – distanciation physique – désinfection régulière des tables, chaises …) et conditionnement individuel (sandwiches sous enveloppe individuelle, sachets individuels, portions individuelles …).
Ne pas tenir compte du service par un restaurateur professionnel, s’agissant de portions conditionnées sous forme individuelle.
Si possible, en fonction bien évidemment de la météo hivernale, organiser les collations / réception en extérieur ; sinon, en intérieur avec position assise.

ATTENTION: La tenue de buvettes ou de points de restauration rapide dans l’enceinte sportive restent interdites jusqu’au 24.01 prochain, dans l’attente de l’évolution éventuelle des dispositions.

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Covid 19: informations de la Ligue AURA

Suite à l’évolution de la situation sanitaire, le Gouvernement a annoncé des mesures renforcées de restrictions qui entreront en vigueur à partir du lundi 3 janvier et ce jusqu’au 24 janvier 2022. Ces mesures permettent de préserver l’activité des pratiquants comme celle des clubs et gestionnaires d’équipements.
Outre la présentation du Pass sanitaire, puis à partir du 15 janvier 2022 du Pass vaccinal sous réserve de l’adoption par le Parlement, le port du masque redevient obligatoire et il est formellement interdit de le retirer même momentanément dans les équipements sportifs couverts et de plein air (ERP X et PA), excepté au moment de la pratique sportive et de son encadrement effectif.
Les conditions d’accueil dans les enceintes sportives évoluent également avec une limitation à 2.000 personnes pour les événements organisés en intérieur et à 5 000 personnes en extérieur. Enfin, la consommation de boissons et d’aliments sera interdite dans les espaces sportifs.

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Fédérale 3 : bilan de la première partie de saison

Les joueurs de l’équipe fanion du RCAB sont partis en vacances et leurs entraîneurs dans la foulée. Clément Vidal a bien voulu, avant de profiter de cette trêve du côté de Mazamet, dans sa région natale du Tarn, revenir sur une première phase de championnat que l’on peut estimer réussie à beaucoup de points de vue. Tour d’horizon avec le coach andrézien.

Les seniors du RCAB proposent un rugby attractif sans trahir les fondamentaux de conquête et de combat. Un travail de longue haleine des coaches auquel les joueurs adhèrent avec enthousiasme (photo Léana Verrière)

En un mot, comment qualifieriez-vous cette première phase de championnat : satisfaisante, très satisfaisante ou peut mieux faire ?

Je dirais satisfaisante même si j’ai évidemment envie d’ajouter peut mieux faire. On a fait beaucoup de progrès sur le plan défensif. Offensivement, on maîtrise en mieux en mieux notre sujet. Après, il nous faut encore nous améliorer car on a des passages à vide au cours des matches qui nous coûtent des points.
Parfois, on n’est pas suffisamment précis dans la conquête, on commet de petites fautes, on fait de mauvais choix. On doit gommer tout ça pour ne pas ressentir de frustration et laisser filer des points. Dans cette poule, on n’a pas trop droit à l’erreur, il n’y a qu’à regarder le classement !

« On aurait 3 points de plus, ce ne serait pas volé! »

Comptablement, vous occupez la 4e place de la poule avec 26 points (le COP rugby a remporté son match de retard contre Givors et reprend la 1ere place du classement). En espériez-vous autant en tout début d’exercice ?

Avec 5 victoires, 1 match nul, trois défaites et trois bonus pris (2 défensifs, un offensif), on peut être satisfait comptablement et j’aurais signer pour un tel résultat avant d’attaquer le championnat. Ce qui est intéressant par ailleurs, c’est que le groupe a été en constante progression au niveau du jeu, de la maîtrise. On a joué le rugby que l’on avait décidé de mettre en place avec Matthieu (Llari, son adjoint) lors de la préparation. Le travail paye.
Cela dit, on aurait pu sortir de cette première phase avec au moins une victoire de plus au compteur. C’était faisable à Aix-les-Bains où on partage les points et bien sûr à Saint-Jean-de-Bournay lors du dernier match. Il y a aussi le point de bonus offensif qu’on laisse filer contre l’ASSMIDA. On aurait 3 points de plus, ce ne serait pas volé !

Lors de ces trois premiers blocs, vous avez quasiment pris 3 points par match. Dans cette poule très homogène, ce n’était pas gagné d’avance ?

On a été très solides sur le 2e bloc où on recevait l’ASSMIDA, considéré comme un des gros morceaux, qu’on se déplaçait à Ampuis, où on n’avait jamais gagné et à Aix-les-Bains, considéré comme un gros. Au final, on prend 10 points sur 15, c’est pas mal. Et dans la foulée, on enchaîne avec 9 points sur 10 dans le 3e bloc en battant le Puy et en étant sérieux face à Givors.

Les nouvelles règles ont été vite digérées semble t-il ?

Celle du 50/22, comme celle du renvoi dans l’en-but n’ont pas été trop impactantes. En vérité, ce genre de situation s’est produit une ou deux fois par match au maximum.

« L’équipe est tournée vers un rugby ouvert,
avec du volume, un état d’esprit et une agressivité positifs ! »

On peut faire deux constats agréables à l’égard de votre équipe : vous n’avez pas connu beaucoup de blessés et vos joueurs n’ont pas (trop) subi de sanctions arbitrales.

Ce sont deux points positifs en effet. Lors de la préparation, on a tout de même perdu Valentin (Sergère) puis Jules (Thorron) après quelques matches. Maxime Sery s’est ensuite blessé à une main et n’a pas rejoué depuis. Ça fait partie des aléas d’une saison mais il est vrai que la structure médicale que nous avons mise en place a fait un très bon travail de prévention et de suivi du groupe senior dans son ensemble. En ce qui concerne la discipline, on doit être la seule équipe de la poule à ne pas avoir eu de suspendu et c’est une satisfaction. L’équipe est tournée vers un rugby ouvert, avec du volume, un état d’esprit et une agressivité positifs !

Baptiste Ramier et Clément Petit (au second plan) ont le regard tourné vers une 2e partie de saison emballante (photo Léana Verrière)

A ce jour, le RCAB pointe à la 4e place du classement. Quel est votre objectif de 2e partie de saison ?

Il est clair, c’est d’y rester. Ce qui voudrait dire qu’on est qualifié pour les phases finales. On saura vite à quoi s’attendre.
On aura un calendrier un peu moins favorable lors de la phase retour avec quatre matches à domicile et cinq déplacements chez des gros pour la plupart. On n’est pas le favori de la poule mais on ne va pas se cacher. Les gars reprendront l’entraînement le mardi 4 janvier. Trois séances seront au programme de la semaine. On sait qu’il faudra être prêts tout de suite pour se mêler à la bagarre .

Note: le championnat reprend le 16 janvier avec un déplacement à La Tour-du-Pin.

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Excellence B : bilan à mi-saison

Comme son aînée de Fédérale 3, l’équipe réserve senior du RCAB, qui évolue en Excellence B, a terminé la phase aller dans le haut du tableau, à une belle troisième place. Les deux entraîneurs, Laurent Boigne et Sébastien Comte partagent, quasiment le même avis au terme de ces 9 premiers matches, au cours desquels leurs troupes ont alterné le bon et le moins bon.
Laurent Boigne fait part d’abord de sa satisfaction d’être en situation de jouer la qualification pour les phases finales du championnat de France : « J’aurais signé tout de suite en début de saison pour être à cette place à la trêve. Après, si on regarde les adversaires auxquels on a été confronté et le contenu de nos matches, on aurait pu faire mieux.

Sébastien Comte et Laurent Boigne partagent les mêmes convictions: leur groupe leur a donné satisfaction mais peut encore faire mieux, compte tenu de son potentiel (photo Yves Verrière)

A cela, Laurent Boigne a des explications. La première d’entre elles est inhérente au fait que le groupe a rapidement perdu son ouvreur titulaire, Jules Thorron, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou lors du premier match de la saison et qu’ensuite, un des cadres, Manu Trouillet, a lui aussi été victime du même genre de problème.

Manque de maturité et d’efficacité

Il a fallu faire sans ces deux joueurs et quelques autres, soit blessés, soit en phase de reprise. « Ce sont les aléas d’une saison » reconnaît l’exigeant coach des lignes arrière andréziennes. En revanche, il regrette le manque d’efficacité de ses joueurs, pointant du doigt leurs difficultés à valider leurs temps forts. « Contre Le Puy, par exemple où on a pas mal d’occasions de scorer et au final, on perd le match à la dernière minute sur une pénalité.
A Ampuis où on est passé au travers au niveau de l’engagement. On manque de maturité parfois pour se montrer plus efficaces. Quand tu restes 4 ou 5 minutes dans les cinq mètres adverses et qu’il n’y a pas de finition au bout, tu es frustré.
Parce que les opportunités, on les a. Il faut tuer les matches. Le bon exemple, c’est contre L’Isle d’Abeau où il y a eu de l’engagement et la finition» explique Laurent Boigne qui est persuadé que les choses vont aller en s’améliorant, au regard de l’état d’esprit des garçons.
« On en a utilisé 46 ! Il y a une très bonne dynamique. Chacun est là pour soutenir l’autre. Ce qu’on leur propose les intéresse. C’est un groupe hyper agréable et la passerelle avec le groupe de Fédérale 3 fonctionne bien » conclut le technicien andrézien.
Son compère Sébastien Comte, qui s’occupe des avants n’est pas loin de faire le même constat, satisfait de pouvoir compter sur un effectif conséquent. Mais il en attend plus : « On s’est peut-être vu trop beaux après notre bon début de championnat. Quand c’est devenu un peu plus dur, on a eu du mal. On a un peu perdu l’habitude de jouer ensemble. Avant d’aller vers les extérieurs, il faut fixer l’adversaire, préparer le jeu, être plus liés. Un paquet d’avants a besoin d’un guide, qui le dirige, lui impose un tempo. C’est important. Les jeunes apprennent, il faut qu’ils s’endurcissent, c’est normal. Dans ce sport, il ne faut jamais oublier les fondamentaux. Il y a encore un gros travail à faire mais c’est bien qu’il y ait de la concurrence et du monde car on a eu de la casse.»

Emmanuel Trouillet fait partie des cadres de l’équipe réserve. Il s’est malheureusement blessé au genou, tout comme Jules Thorron. (photo Léana Verrière)

 

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Fratries de rugby 1er épisode: les frères Gaillard

Alexandre Gaillard déjà dans ses oeuvres sous les couleurs du Haut-Pilat. Guillaume n’est pas très loin, au soutien, coiffé d’un casque. Inséparables, on vous dit! (photo fournie par les frères Gaillard)

Guillaume et Alexandre: deux gars qui ont toujours la banane et font l’unanimité! « Des crèmes » résume Clément Vidal (photo Léana Verrière)

Il n’est pas si courant de posséder dans ses rangs trois fratries. Le RCAB a cette singularité et cette chance. En effet, trois paires de frangins exercent leurs talents au sein du groupe senior : les Gaillard, les jumeaux Pandraud et les Soubeyrand. On va essayer de vous les faire découvrir à tour de rôle, avec pour commencer Alexandre et Guillaume Gaillard.
Alexandre, l’aîné, 21 ans, est en 3e année d’études à l’ENISE, la réputée école d’ingénieurs de Saint-Etienne et Guillaume, lui aussi en 3e année mais de médecine, n’ont pas leur pareil pour gagner du terrain. Rencontre avec ces deux charmants garçons que le coach Clément Vidal décrit ainsi : « Alex et Guillaume sont deux super mecs, de ceux que tu coches en premier sur une feuille de match. Ce sont des besogneux, de vrais travailleurs qui appliquent les consignes sans jamais rechigner. Tu aimerais avoir plus de gars dans leur genre. Et puis, ils ont toujours le sourire. Des crèmes en somme. »
Nul besoin non plus de faire un sondage parmi leurs coéquipiers. Ils font l’unanimité. Alexandre au poste de n°1 et toujours le premier à mettre la marche avant en équipe première. « Guigui », au coeur du pack de la réserve d’Excellence B, à gratter les ballons, à plaquer, à faire avancer son équipe. Un vrai couteau suisse, tout en fluidité. Ils ont beau être de gabarits différents, le massif Alex et le plus frêle Guillaume ont pourtant la même aptitude au combat, au duel d’homme à homme qu’ils ont appris, tout petits, sur les tatamis. Petit questionnaire à coeurs ouverts et sourires aux lèvres.

Vous êtes-vous sentis obligés de jouer au rugby parce que vous vous appelez Gaillard ?

Alexandre et Guillaume de concert – « (rires) Pas du tout! Gamin, on a commencé par pratiquer le judo – ils sont ceintures marrons tous les deux- et le rugby a pris le relais, au moment où le club de Marlhes, appelé le Haut-Pilat Rugby, a été créé. L’esprit d’équipe nous manquait. On a voulu essayer, ça nous a plu. Papa (Philippe) et Maman (Carine) se sont investis, l’un en tant que trésorier, l’autre comme éducatrice des jeunes. Les techniques de combat apprises sur les tatamis nous aident beaucoup sur les plaquages et quand on chute. On sait comment faire pour éviter de se faire mal.  Il y a dans le rugby cette idée de collectif, de partage. Au judo, tu es jugé uniquement sur ta propre performance. Parfois, c’est dur. »

Alexandre: « Plus le mec me rentre dedans,
plus ça me plaît (grand sourire) »

Vous jouez tous les deux devant. Alexandre pilier, Guillaume troisième ligne aile. Postes de prédilection ou non ?

Alexandre : « J’ai débuté à ce poste parce que j’étais costaud, je suis passé en 8 avant de retourner en 1 ! Ça me va…J’aime bien être dans le défi physique. Plus le mec me rentre dedans, plus ça me plaît (grand sourire) »
Guillaume : « Moi, mon tiercé, c’est 12-9-7 ! Ce sont des postes un peu plus technique… »
Alexandre : « Pilier, c’est vrai, ça demande moins de réflexion sur le jeu (rires)… »

« Alexandre avance tout le temps, le plus dur, c’est de le suivre » nous raconte Guillaume. Mais où sont donc passés ses partenaires? (photo Léana Verrière)

Comment vous vous décririez mutuellement ?

Guillaume : « Alex avance tout le temps, le plus dur, c’est de le suivre ! D’un autre côté, c’est très agréable d’être à son soutien, même s’il a une qualité de passe fluctuante (rires) »
Alexandre : «  Guigui est un gros défenseur, redoutablement efficace. C’est bluffant par rapport à son gabarit. Il devient de plus en plus un bon attaquant, tout ce qu’il fait est fluide. On n’est peut-être pas les plus forts au niveau du placement et sur le plan tactique, mais mentalement, on est costauds. »

Guillaume : « C’est fort quand on joue ensemble.
C’est plus facile car on se connaît par coeur »

Vous êtes très proches, le souci c’est que vous avez un an d’écart et que vous n’avez pas toujours joué ensemble chez les jeunes. C’est le cas encore cette saison, Guillaume joue en réserve, Alexandre en Une. Frustrant ?

Guillaume : « C’est fort quand on joue ensemble. C’est plus facile car on se connaît par coeur .  Jouer en réserve, ça me va bien. Il y a un bon groupe, On s’entend bien. Il y a moins de pression qu’en équipe fanion. Je privilégie mes études de médecine.»
Alexandre : « Dans un maul, tu sens qu’il est là. On a évolué ensemble en équipes de jeunes. La plus belle année, mon meilleur souvenir, est celle (en 2018) où on a remporté le challenge Sud-Est avec les copains, Aubin (Relave), Brice (Meyer) et tous les autres. Avec Loïc (Devis) et Stéphane Beaufils comme coachs. On s’est toujours bien entendu et aujourd’hui, on se retrouve ensemble en Une. »

Guillaume au-dessus du lot. Ce n’est pas qu’une image mais « Guigui » préfère rester dans l’ombre du collectif. (photo Léana Verrière)

Comment ça se passe, les debriefs de vos matches ?

Alexandre : « On en parle beaucoup le dimanche soir après le repas. On se met la pression (rires). »
Guillaume : « Alex regarde les vidéos de tous ses matches. Me concernant, il ne voit souvent que la première mi-temps car il doit aller se préparer à jouer ensuite. On a des débats sur les nouvelles règles, le plaquage à 2. On n’est pas d’accord. Papa nous fait aussi quelques remarques, on se fait un peu engueuler quand on rate des touches. »

Vos impressions sur la première partie de saison ?

Alexandre et Guillaume en choeur : « On est dans un vrai groupe. Avec des mecs qui s’éclatent en prenant du plaisir à jouer au rugby! »

Dernière question : on ne vous a jamais vu faire le coup de poing, c’est rare chez les avants ?

Alexandre : « ça, c’est l’éducation du Haut-Pilat ! Une générale, on ne savait pas ce que c’était en arrivant au RCAB. Maintenant, on sait mais j’y vais qu’en cas de force majeure, si un copain est en mauvaise posture… »
Guillaume : « Si on met un coup de poing, on se fait engueuler par le père. Je considère qu’un bon plaquage, ça fait plus mal au mental. Quand tu mets une poire à un gars, ça montre quelque part ton impuissance. »

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Fédérale 3: déception, frustration et colère après la courte défaite à Saint-Jean-de-Bournay (24-20)

Alexandre Gaillard et ses partenaires ont été beaucoup (trop) sanctionnés en seconde période, au grand dam de leurs entraîneurs. (photo Charline Chabert)

Une mi-temps quasi parfaite auréolée de deux essais et de 20 points au total. Une seconde où le compteur points reste bloqué, ça pose évidemment la question de savoir ce qui s’est passé pour que les deux actes du match soient si différents.
A voir le visage fermé de Clément Vidal, le coach andrézien, on se dit qu’il a dû se passer des choses pas très normales pour que le scenario de la rencontre bascule dans le camp de Saint-Jean-de-Bournay, alors que le RCAB avait le match bien en mains. L’entraîneur d’Andrézieux a plusieurs réponses à cette question: « Saint-Jean a su réagir et s’est montré plus précis dans son jeu. De notre côté, on a un peu baissé pavillon et la sortie d’Adrien (Tronchet) nous a fait mal. Mais de là à prendre 21-0 en une mi-temps et à se trouver constamment sous pression… D’autant que nous avions fait une très bonne mi-temps, à la fois offensivement et défensivement. On avait mis l’engagement nécessaire et l’intensité qu’il fallait pour bousculer cette équipe. »
Mais alors que s’est-il passé? Clément Vidal a une statistique en tête, celle des pénalités accordées au RCAB, 7, en première période. Chiffre qui va s’inverser en 25 minutes seulement en seconde, au gré de pénalités accordées à Saint-Jean-de-Bournay, sanctions qui laissent un goût plus qu’amer au coach d’Andrézieux. Il est en train de les revoir à la vidéo, tempête et va les envoyer à l’arbitre de la rencontre pour avoir des explications sur au moins cinq de ces décisions.
Peu habitué à les remettre en cause depuis le début de saison, il a la nette impression que le directeur du jeu a joué un rôle déterminant dans la remontada des Isérois: « J’éprouve beaucoup de frustration pour mes joueurs qui ont fait le match qu’il fallait, dans la lignée de leurs prestations précédentes. On a certes commis des fautes, fait des erreurs mais pas au point d’être pénalisés de manière aussi systématique et grossière. Les décisions de l’arbitre ont eu une importance dans le sort du match. Quand vous produisez autant de jeu en une mi-temps, et qu’ensuite vous passez 35 minutes sans pouvoir sortir de votre camp parce que vous êtes cesse pénalisés, il y a un souci. D’ailleurs, après la rencontre, le coach et le président de Saint-Jean-de-Bournay nous ont dit clairement qu’ils ne méritaient pas de gagner. »
Les Andréziens se sont contentés du point de bonus offensif qui leur permet tout de même d’être sur le podium à la mi-saison avec 26 unités. « J’avais dit avant le match que ramener un point, ce serait bien. Mais au vu de ce qu’on a montré, on aurait dû en prendre quatre. Je crains que ces trois points laissés en route nous fassent défaut. »

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Chez les jeunes: une belle résistance et deux beaux succès

Les cadets de l’Entente Loire Sud ont ferraillé ferme pour se défaire de leurs adversaires (photo Laurent Diemer)

Le week-end a été riche en belles empoignades chez nos jeunes qui ont investi la pelouse du stade Pierre Poty d’Unieux samedi après-midi.
Ce sont tout d’abord les M16 de l’Entente Loire Sud en équipe à X qui ont ouvert le bal en affrontant Saint-Priest sur Rhône. Avec 5 essais d’inscrits des deux côtés, la différence s’est faite sur les transformations. Manque de réussite de notre côté qui a vu notre équipe s’incliner de 6 points, décrochant tout de même le point de bonus sur un score de 26-33.
Dans la continuité, l’équipe à XV se devait de prendre une revanche sur l’équipe du rassemblement Vallée de la Dore. Largement dominés lors du match aller, ce ne sont pas les deux mêmes équipes qui se sont retrouvées sur le terrain hier. Menés à la mi-temps 5-0, nos cadets n’ont rien lâché, revenant à parité lors de la 2e mi-temps et concluant sur une pénalité dans les 5 dernières minutes pour l’emporter 8-5, laissant un goût amer à leurs adversaires du jour.
Il y avait comme un goût de revanche dans les rangs des juniors de l’Entente Loire Sud et la première mi-temps fut âpre, tendue, axée sur le combat et pauvre en points (5-3). La seconde période fut plus enthousiasmante, les Ligériens prenant le dessus tant physiquement que mentalement pour finalement s’imposer largement 22-3 dans une ambiance survoltée.

Tom Pailhes et ses coéquipiers ont débordé leurs opposants en seconde mi-temps pour s’offrir une large victoire. (photo Laurent Diemer)

Prochaines rencontres à Andrézieux samedi prochain à Baudras contre le CUC pour les équipes à XV, Ampuis Côtes d’Arey pour l’équipe à X.

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Fédérale 3 : Saint-Jean-de-Bournay, l’ultime challenge de l’année pour le RCAB

C’est au coeur de l’Isère que les rugbymen du RCAB vont clore la première partie de saison en même temps que l’année 2021. Ils ont rendez-vous à Saint-Jean de Bournay ce dimanche après-midi. Ils s’y rendent avec un statut d’équipe de haut de tableau, le patron de la poule restant le CO Le Puy qui a battu Givors samedi soir et a repris son leadership.
Toujours est-il que le fait de figurer tout en haut du classement vous confère un statut qu’il conviendra d’assumer. Clément Vidal, le coach andrézien sait que ce sera un élément supplémentaire de motivation chez son adversaire du jour qui a pour habitude de ne rien céder sur sa pelouse : «  L’Isle d’Abeau, le Rhône Sportif et La Tour du Pin s’y sont inclinés. Pour cette équipe, être invaincus à la maison est une priorité, un objectif immuable chaque saison. C’est ancré dans leur ADN. C’est ce qu’attendent leurs supporters. C’est quasiment une forteresse imprenable. Notre tâche s’annonce ardue, très ardue. Côté ambiance, c’est un niveau au-dessus d’Ampuis. Le climat est hostile, l’arbitre est mis sous pression.»

Clément Minelli et ses partenaires ont encore un effort à faire pour mettre un terme à une première partie de saison très positive (photo Léana Verrière)

Une belle paire de manivelles attend donc Eric Grisel et ses partenaires à l’occasion de ce dernier match du 3e bloc, qui arrive après un intermède dont on se serait bien passé dans les rangs du RCAB, à un moment où la dynamique était très positive : « C’est un peu incompréhensible. On aurait pu finir notre 3e bloc et être en vacances. Ce calendrier est assez bizarre. Une coupure à l’intérieur même d’un bloc est difficile à gérer.

« Donnez tout, lâchez tout ! »

Les gars sont un peu usés mentalement et il est difficile de les garder mobilisés » se préoccupe leur coach qui ne voudrait pas que tous les efforts fournis jusqu’alors soient entachés par une dernière performance moins convaincante : « On a vraiment envie de finir sur une bonne note, de faire le job jusqu’au bout. Il faut éviter à tout prix de sortir déçus de ce dernier match. Ça pourrait rester dans la tête des gars. »
Pour « partir l’esprit léger et avec le sentiment du devoir accompli », il faudra donc relever ce défi. Le RCAB a les arguments pour y parvenir face à une équipe dont le profil n’a pas très différent de pas mal de celles qui fréquentent cette poule 5 : « ça va ferrailler devant, il dispose d’un des plus gros packs de la poule et ils mettent tout en œuvre, je dis bien tout, pour imposer leur façon de jouer. »
Cette manière de faire, les Andréziens y ont déjà été confrontés et s’en sont pas mal sortis.
« Mais le plus souvent à la maison » rétorque le coach des avants qui attend de ses joueurs un dernier effort : « Une grosse trêve d’un mois nous attend. Le mot d’ordre, ça va être : « Donnez tout, lâchez tout ! ». C’est le prix à payer pour s’offrir ce qui serait un beau cadeau de Noël pour tout un groupe: une place (méritée) sur le podium.

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