Adrien Tronchet, fidèle au poste au milieu d'une jeune génération, dont il apprécie l'attitude. (photo archives Léana Verrière)C’est un secret qu’on est obligé de dévoiler, Adrien Tronchet, va fêter très bientôt ses 40 printemps. Mais croyez-nous, le doyen de l’effectif senior ne les fait pas du tout! Son taux de présence à la séance physique du mardi, à laquelle certains de ses collègues oublient de participer, en atteste. Il est toujours présent, le sourire aux lèvres, l’esprit taquin et le regard déterminé.Avant cette reprise, qui s’annonce en fanfare, “Adri” a bien voulu nous accorder un petit moment pour parler de la première partie de saison, du tac au tac. Il y fait parler son expérience, son amour du rugby et lance un petit message à ses camarades de jeu. Il y est question d’exigence et d’investissement, de constance et bien sûr de plaisir. Celui qu’il continue à prendre sur le terrain.Adrien, quelle appréciation vous donneriez à la première partie de saison de l’équipe fanion?Satisfaisante, parce qu’on est promu, et peut mieux faire parce qu’on a une marge de progression. Le bilan est positif parce qu’on est dans les clous au niveau du classement, qu’on savait qu’il nous faudrait un peu de temps pour s’adapter à ce niveau, qu’il y avait une marche importante à gravir. La Fédérale 2 demande un plus grand investissement, individuel et collectif.Qu’est-ce qui est très différent en Fédérale 2?D’abord, la plupart de nos adversaires sont mieux équipés en matière d’effectif. Ensuite, tu payes cash la moindre erreur.Votre meilleur match, votre match raté?(Il rigole) Deux matches où je n’ai pas joué. A Rillieux, j’étais parti à La Réunion et je n’en croyais pas mes yeux quand j'ai vu le score à la mi-temps (l’équipe perdait 18-0). On était pas dedans mais c’est difficile d’en parler. Le match référence, c’est Le Creusot et là, je me suis dit, c’est pas possible. Ce furent deux surprises, l’une mauvaise, l’autre très bonne. L’autre match que j’ai en tête, c’est à Lons. Je n’avais jamais vu ça (le RCAB s’incline sur une décision arbitrale douteuse). Et puis, j’ai kiffé de jouer à l’Envol, vraiment. C'était top!Ces deux surprises, comme vous dîtes, ont montré votre inconstance.Notre parcours est en dents de scie, c’est évident. Le meilleur comme le pire. On manque de constance. Si on veut être plus réguliers dans les performances, ça demande plus d’exigence, d’investissement. En matches, aux entraînements. Il n’y a pas de recette miracle.La relève est assurée chez les Tronchet, avec Baptiste, qui évolue dans la catégorie U 10 de l'école de rugby du RCAB (photo Léana Verrière)Voilà Saint-Priest qui se pointe dimanche, grande première d’un calendrier chaud bouillant.Il s’annonce très compliqué, d’autant plus avec les deux matches de retard, qui font qu’on aura pas d'intermède entre les blocs. On n’a pas le choix de toute façon, donc….
Saint-Priest, c’est plaisant de les rencontrer. J'ai vu pas mal de leurs matches en vidéo, ça joue bien au rugby. Pour nous, c’est un beau challenge que d’essayer d’être invaincu à la maison.L’envie de jouer est toujours là, vous avez un secret?Non, j’ai juste débuté tard au rugby. J’ai fait de l’aviron, du judo et je m’y suis mis à 22 ans, c’est peut-être pourquoi je ne sature pas. J’aime jouer, m’entraîner, voir les copains. Je prends toujours autant de plaisir. Et puis, on va disposer bientôt de belles installations, il y a une belle dynamique au sein de l’équipe, du club. Et une belle bande de jeunes joueurs qui te donnent envie de continuer.
Pierre Meyer, ici en discussion avec Alexis Cerisier, caresse l'espoir d'une 2e partie de saison plus convaincante pour les Jarjilles (photo archives Yves Verrière)On appelle ça la rançon de la gloire. Les rugbywomen du RCAB, plus connues sous le surnom des Jarjilles, paient lors de cette première partie de saison les performances d’une entrée en matière exceptionnelle.
C’était la saison passée, nos représentantes faisaient leur apparition en Fédérale 2 et surprirent une grande partie de leurs adversaires. Au point de décrocher leur billet pour les phases finales du championnat.
Les voilà reparties, mais cette fois, elles sont attendues au coin du bois. C’est le constat fait par Pierre Meyer, l’un des coaches: “ Les filles ont réalisé une première saison époustouflante. Le niveau d’engagement de nos adversaires est donc plus important aujourd'hui. Et puis, beaucoup d’équipes de la poule se sont renforcées, disposent d’un effectif plus conséquent et proposent un niveau de jeu supérieur à celui de la saison dernière.”
A ces difficultés s’ajoutent des problématiques internes: “ En raison des travaux de Baudras, on a joué la majorité de nos matches à l’extérieur. Par ailleurs, l’effectif a été un peu chamboulé. On a connu quelques départs, des filles sont arrivées, des cadres se sont blessées. Cela a un peu perturbé notre début de saison, même si on a remporté nos deux premiers matches.”
La suite a été plus laborieuse: “On voudrait avancer plus vite, développer plus de jeu, progresser sur le plan technique mais tout cela demande du temps, du travail.”
"Pas de calcul à faire"
Avec l’ensemble du staff (qui s’est étoffé avec les arrivées de Richard Lévèque et de Baptiste Ramier, joueur du groupe senior, chargé des avants, ainsi que de deux kinés et d’une préparatrice physique, Noémie Prera), Pierre Meyer ne désespère pas d’un sursaut de son groupe qui a, par séquences, montré pas mal de qualité: “ Oui, par exemple, on a mis en grosse difficulté le leader Nevers. On prend un essai en fin de match mais on était à égalité à la pause.”De quoi nourrir des regrets “ on a des occasions pour gagner mais on doit se montrer plus tueuses lorsqu’elles se présentent. On a moins de ballons que la saison passée, donc, il faut être plus réalistes”, mais aussi des espoirs à l’aube d’une 2e partie de saison qui débute dimanche, avec la réception, à Rive-de-Gier, du SC Brivadois: “ Désormais, il n’y a pas de calcul à faire. Chaque match aura une grande importance. On va beaucoup jouer à la maison. Notre objectif est d’être invaincus à domicile afin d’accrocher le bon wagon pour les phases finales.” Un défi que les Jarjilles ont bien l’intention de relever.
Maxime Giroux et ses coéquipiers se sont montrés à la hauteur en phase de conquête, ici en touche, face au Creusot. (photo Léana Verrière)
En parallèle, ou plus précisément en préambule à l'équipe fanion de Fédérale 2, le groupe des réservistes seniors, dirigé par Laurent Boigne et Sébastien Comte, a fait lui aussi ses débuts à une échelon supérieur en début de saison. C'était une découverte, avec de nouveaux adversaires, un championnat plus exigeant. Tout cela, la Fédérale B du RCAB l'a plutôt bien géré en cette première partie de saison. Pour preuve d'abord, la place plus qu'honorable qu'elle occupe au classement. Au pied du podium, à une belle quatrième place plus qu'encourageante. Un constat comptable qui s'accompagne de la satisfaction du coach Laurent Boigne.
Celui-ci revient sur cette première phase réussie: " Cette quatrième place est bien au-delà de nos espérances et de notre objectif. Cela nous laisse espérer une participation aux phases finales du championnat de France en fin de saison si on termine parmi les six premiers. Les deux premiers seront qualifiés et les quatre autres se rencontreront pour déterminer qui les accompagnera en phases finales. C'est donc important de figurer en haut du tableau. On a eu la chance de bien démarrer, à Pontarlier. Quand tu commences un nouveau championnat en gagnant à l'extérieur, ça donne confiance au groupe.
Gagner la bataille des rucks
Ce jour-là, on a souvent été franchi mais personne n'a lâché et on s'en est sorti. En Fédérale B, c'est un niveau au-dessus qu'en Excellence B. Au niveau physique, c'est plus costaud, techniquement, les adversaires sont plus prêts, plus difficiles à manoeuvrer et à surprendre. Avant de vouloir jouer, il faut gagner la bataille des rucks!
La difficulté pour le staff , c'est de concerner tout le monde car le groupe est large. Là, on a déjà utilisé 45 joueurs. Il y a eu pas mal de turnovers, de blessés. L'autre impératif, c'est de pouvoir alimenter la Une tout en restant compétitifs en réserve. C'est bien pour l'émulation et la progression des joueurs de pouvoir s'évaluer à l'étage supérieur.
Au rayon des satisfactions, le groupe de la B s'est montré très présent aux entraînements. On travaille pas mal avec la vidéo, on fait en sorte que les garçons s'investissent. Leur progression passe par là. Maintenant, si on a été pas mal en conquête, qu'on a progressé en touche, j'attends des trois quarts qu'ils soient plus décisifs. On aimerait bien rester invaincu à domicile mais on commence par Saint-Priest..."
2 La réserve du RCAB n'a concédé que deux défaites sur les 10 matches qu'elle a disputés.
Au Creusot, le RCAB a su s'adapter aux conditions de jeu pour décrocher un succès qui a marqué leur première partie de saison (photo Léana Verrière)
La première partie de saison du groupe senior, promu en Fédérale 2, n'a pas été à vrai dire un long fleuve tranquille. Tout d'abord bien sûr parce que découvrir une nouvelle compétition est comme un départ dans l'inconnu dont on ne maîtrise pas forcément tous les paramètres. Le groupe dirigé par Clément Vidal et Matthieu Llari a eu l'occasion de s'en rendre compte, même si le staff et quelques joueurs savaient, pour l'avoir fréquenté en tant que joueurs ou encadrants, que ce nouveau championnat était d'un autre calibre que la Fédérale 3.
A cette problématique à laquelle sont confrontées toutes les équipes promues, sont venues s'ajouter les difficultés logistiques et de calendrier liées aux travaux de rénovation du stade Baudras.
Il n'y a eu aucun effet de surprise puisque les dirigeants du RCAB, tout comme les joueurs étaient prévenus, mais il leur a fallu s'adapter à des conditions d'entraînement restreintes en terme d'installations et de confort, sans compter l'obligation qu'ils ont eu de se déplacer à six reprises (sur dix matches joués) en des endroits lointains le plus souvent, en raison des travaux qui touchaient prioritairement la pelouse, laquelle a été complètement refaite et agrandie dans le cadre de la venue de la sélection australienne fin octobre-début novembre. Bref, il a fallu faire avec, malgré l'aide soutenue de la municipalité qui a été à l'écoute du club pour satisfaire ses besoins, ses requêtes et ses diverses revendications, qui ont permis entre autres au RCAB de disputer deux rencontres à l'Envol Stadium.
Au bout du compte et malgré le report des deux derniers matches prévus au calendrier, en raison des intempéries à Villars-les-Dombes (terrain gelé) puis à Andrézieux (pluie et gel), Clément Vidal dresse un bilan qu'il estime "correct" au regard de prétentions annoncées en début de saison, à savoir le maintien.
"Etre invaincu à Baudras est un challenge excitant à relever"
" En raison des travaux à Baudras, on n'a pas eu des conditions d'entraînement très simples mais ça en vaut la peine car on aura un bel écrin dans quelques mois. Le point le plus satisfaisant, c'est que le groupe a réussi assez vite, même si on a pris une belle déculottée à Pontarlier lors de la première journée, à se mettre au niveau de ce nouveau championnat, en matchant avec pas mal d'équipes, même s'il n'y a pas eu le résultat que l'on escomptait au bout, comme à Saint-Priest par exemple.
On a bataillé avec la plupart d'entre elles et après un début de championnat assez compliqué au niveau des résultats, on a su relever la tête en s'imposant face à Saint-Claude à L'Envol, puis au Creusot.
C'est leur seule défaite depuis le début du championnat et c'était chez eux. C'est notre match référence parce qu'on a su être réaliste et bien gérer le match. On sait que l'on n'est pas invité en haut du classement car des équipes ont un effectif beaucoup plus conséquent que le nôtre. Mais j'estime qu'on a un bel axe de progression, qu'on n'est pas encore au top de ce que l'on peut produire.
On a découvert les particularités de ce niveau, ses exigences. A ce jour, on compte deux matches de retard et dix points d'avance sur le second relégable (Lons-le-Saunier). On va beaucoup recevoir lors des matches retour (8 matches au total). On a grillé un joker contre Nantua, à l'Envol. Etre invaincu à Baudras est un challenge excitant à relever. On a pour ambition le maintien mais si on peut faire mieux, on ne s'en privera pas.
J'ajoute qu'on peut compter sur un groupe senior compétitif dans son ensemble. Les gars qui évoluent en réserve et sont montés lors des turnovers se sont mis au diapason. On a une réserve forte, on y pioche de la qualité et c'est primordial dans le parcours du groupe senior dans son ensemble."
Le RCAB occupe actuellement la 8e place du classement sur 12 équipes dont deux d'entre elles seront reléguées en fin de saison. (capture d'écran rugby fédérale)3 Janvier, jour de la reprise de l'entraînement du groupe senior
"Dur comme du béton, comme de la pierre. injouable" voilà la description que les joueurs du RCAB ont fait du terrain de Villars les Dombes. Cette photo prise par un joueur est parlante.
Nos deux équipes seniors, et leurs supporters, se seraient bien passées d'un déplacement qui n'aura servi à rien, sinon à dépenser de l'argent et de l'énergie, ce dimanche à Villars-les-Dombes. Il leur a fallu attendre le début d'après-midi que les arbitres des deux matches décident de reporter les deux rencontres, en présence des joueurs des deux clubs.
Cela en raison de l'état désastreux du terrain, gelé et "dur comme du béton" de l'avis des joueurs du RCAB qui se sont rendus sur l'aire de jeu afin de constater de leurs yeux qu'elle était impraticable. Un avis partagé par l'entraîneur des Dombes, qui a confié à Clément Vidal, le coach du RCAB "être désolé de vous avoir fait venir pour rien", après s'être fait une idée quelques heures auparavant de l'état de la surface de jeu.
N'était-il pas possible de le savoir plus tôt et d'éviter ce voyage qu'il faudra vraisemblablement refaire lors d'un week-end, initialement réservé à une coupure entre deux blocs de matches? Sans doute mais la commune de Villars-les-Dombes n'ayant pas édité auparavant un arrêté municipal d'impraticabilité des terrains, la décision est revenue aux arbitres.
Du coup, ce report va coûter cher également au niveau du calendrier. Il promet un nouveau déplacement à nos joueurs vraisemblablement début février, juste après avoir joué successivement à Saint-Claude puis Nantua les week-ends précédents. Ce qui à juste titre ne ravit pas Clément Vidal "on va jouer deux blocs sans week-end de repos et disputer trois matches d'affilée à l'extérieur, ce qui nous est déjà arrivé lors de la phase aller, ça fait beaucoup " et ne ravira pas non plus ses joueurs, dont certains avaient prévu d'occuper ce week-end à autre chose que le rugby et manqueront à l'appel.
Reste maintenant à bien négocier le dernier match de l'année à Baudras contre Pontarlier, dimanche après-midi afin de partir en vacances l'esprit tranquille.
Au Creusot, sous la pluie, Matthieu LLari et Clément Vidal, qui encadrent Léa Chaumarat, la kiné du club, avaient apprécié l'état d'esprit de leurs joueurs qui s'étaient adaptés aux conditions de jeu délicates (photo Léana Verrière)
La courte victoire contre Chalon a remis du baume au coeur au staff et aux joueurs, tellement elle était indispensable pour rester dans les clous au classement. Le score serré quant à lui a indiqué que dans des conditions de jeu rendues compliquées par la pluie et le froid, il allait être difficile pour le RCAB de proposer un rugby attractif, comme les hommes du duo Vidal-LLari savent le faire.
Clément Vidal sait les problèmes que cette période quasi hivernal peut poser: " ça demande beaucoup plus d'engagement dans des zones obscures. Tout est plus dur, en touche, en mêlée, en conquête. Dans ce contexte, l'occupation, c'est le nerf de la guerre. C'est souvent le gagne-terrain qui vous fait remporter un match à la fin" ajoute-t-il.
Dans ce domaine, le RCAB a pêché sérieusement contre Chalon et le coach insiste sur la nécessité de montrer davantage de maîtrise et d'application car ça risque de coûter cher à Villars-les-Dombes: " Se procurer une touche à 40 ou à 20 mètres dans le camp adverse, ce n'est pas pareil. On a besoin de trouver plus de profondeur. Les gars doivent avoir en tête qu'un ballon bien négocié permet à toute l'équipe de respirer."
"L'occupation, c'est le nerf de la guerre"
C'est important en général et ça le sera plus encore à Villars-les-Dombes que Clément Vidal qualifie "d'équipe taillée pour l'hiver". A savoir qu'elle a toutes les qualités requises pour mettre de la pression sur n'importe quel adversaire, quel que soit l'état du terrain, qui risque fort d'être gras, voire pire. "Villars-les-Dombes est solide dans toutes ses lignes, a beaucoup d'expérience et un bon jeu au pied. C'est complet." résume le coach.
Les joueurs de l'Ain partagent le haut du tableau (4es), entre autres avec Le Creusot où le RCAB avait montré un état d'esprit remarquable pour remporter sa seule victoire à l'extérieur pour le moment:
" Tout le monde devra se mettre au diapason, l'investissement doit être collectif. La priorité, c'est l'état d'esprit. Il n'a jamais été question de lâcher un match, quel qu'il soit. Je comprends que ce soit dur car les garçons ont déjà fait beaucoup d'efforts, il y a de la fatigue car on s'est beaucoup déplacé depuis le début de la saison. Mais si on ne répond pas présent chaque dimanche, ce sera compliqué. on doit s'accrocher et envoyez un message à nos adversaires. Qu'ils comprennent qu'on est capables d'embêter tout le monde dans la poule. Qu'on ne lâchera rien jusqu'au bout."
Le groupe U 10 s'est montré à son avantage sur la pelouse du stade du Griffon. (photo Mathys Verrière)Nos jeunes licenciés de l’EDR avaient rendez-vous à Roanne samedi après-midi pour y disputer un tournoi qui s'est déroulé au stade Griffon par une température très fraîche. Face à nos U8, U10 et U12, leurs homologues des clubs de Feurs, Roanne, Charlieu et Monistrol. Bruce Mathieu, le responsable de l’EDR, nous résume les performances de ses jeunes pousses:
“ Pour nos U8, il s’agissait de leur dernier tournoi à Toucher 2 secondes. L’ensemble du groupe a beaucoup progressé sur la défense collective, les garçons montent bien ensemble dès que le ballon est joué. Ils ont largement dépassé les attentes des éducateurs, donnant le meilleur d'eux-mêmes et cherchant toujours à progresser. D’autre part, ils appréhendent moins le contact grâce aux entraînements réalisés depuis la rentrée des vacances de la Toussaint.
Nos U10 ont joué au jeu au contact. Nous avions engagé trois équipes qui au final n’ont connu qu’une seule défaite, contre Feurs. Ils ont montré un bel état d’esprit, ne lâchant rien jusqu’au bout. L’ensemble du groupe a confirmé sa progression, démontrant plus que jamais que cette génération promet de belles choses à l'avenir. Les éducateurs peuvent être fiers de leur travail et de leurs joueurs.
Enfin, les U12 ont disputé leur premier tournoi en rugby éducatif à 10 contre 10. Malgré un manque de repères entre les joueurs au début du tournoi, ils ont su s'adapter notamment grâce aux “deuxième année” qui ont accompagné les nouveaux et les “première année”.Au final, ils ont remporté deux victoires et concédé un match nul dans une rencontre à suspense lors de laquelle ils n'ont pas pu prendre l'avantage. Mais le combat et la détermination étaient présents. Il y a encore du travail mais les progrès sont palpables. Chaque joueur a montré ses progrès dans le secteur du placage, ce qui nous a permis en autres de gagner ces deux matchs.”
Le groupe de Touch a su tirer son épingle du jeu et a gardé le sourire pour la photo souvenir. (photo fournie par Julien Grange)Le groupe de rugby à 5 s’est rendu à Eurre, dans la Drôme, ce samedi pour disputer un tournoi mixte comprenant 7 équipes.
Nos joueurs et joueuses ont terminé à la 5e place ex æquo, après avoir concédé quatre défaites et remporté deux victoires. Un bilan honorable car ce tournoi fut très accroché. Tout s'est joué sur un essai, malheureusement en notre défaveur. On retiendra surtout l'état d’esprit collectif dont a su faire preuve notre équipe. Félicitations à eux!
Le prochain rendez-vous de notre groupe de rugby à 5 est prévu le samedi 17 décembre à Unieux pour un tournoi Mixte et + de 35 ans.
Alexandre Gaillard, auteur d'un match d'envergure, est ici à l'attaque tout comme son frère Guillaume (à droite sur la photo). Mais les deux frères ont aussi beaucoup défendu. A eux deux, ils ont réussi 30 plaquages: 20 pour Guillaume, 10 pour Alex! (photo Charline Chabert)
Clément Vidal et Matthieu LLari avaient prédit que ce match contre Chalon serait compliqué en raison des aptitudes de la partie adverse à défendre fort et ne laisser que peu d'espaces. L'équipe de Saône-et-Loire n'a pas failli à sa réputation de formation accrocheuse, empêchant son adversaire de mettre son jeu en place.
Clément Vidal, au lendemain de cette confrontation ardue, n'a pas encore fini de visionner le match mais son jugement est le même que celui de la veille au soir où il avait estimé qu'il n'y avait pas grand chose à retenir de cette partie de manivelles, excepté l'aspect comptable de ce résultat: " Je ne sais pas trop ce qu'on peut tirer comme enseignements d'une telle rencontre. Il est vrai que les conditions de jeu n'étaient pas idéales avec la pluie et le froid. Elles ne furent pas propices en tous cas pour mettre du jeu et de la vitesse. Pour notre adversaire, c'était en revanche le contexte parfait pour un match à l'extérieur. Chalon a obtenu des résultats loin de ses bases et savait comment s'y prendre. Ils nous ont bien embêtés, avec une défense de fer. Ils ont essayé de nous pousser à la faute et en première période notamment, où on n'a jamais réussi vraiment à sortir de notre camp."
C'est vrai, Adrien Tronchet et ses camarades de jeu ont passé près de 35 minutes de la première mi-temps dans leur camp, pas aidés à en sortir par un jeu au pied d'occupation très insuffisant, qui reste le point noir majeur de cette première partie de saison. "On a clairement perdu la bataille de l'occupation, Chalon a été bien meilleur que nous dans ce secteur." reconnait le coach, qui fait remarquer dans la foulée que " les quelques minutes où les gars ont investi le camp chalonnais, on a obtenu une pénalité, ratée, et marqué un essai, par Camoin."
Pour dire que ce succès, étriqué, aurait pu prendre une autre tournure. Alors, faute d'y avoir mis la manière, il veut retenir l'aspect comptable : "Ce résultat fait qu'aujourd'hui, on a dix points d'avance sur le premier relégable. Cela ne veut pas dire qu'on doit s'endormir. Il y a encore des efforts à faire avant la trêve pour envisager un maintien confortable."
Et de conclure l'analyse de ce match qui ne restera pas dans les annales: " Il faut féliciter les avants en particulier qui ont sauvé la patrie, même si on a été un peu friable en touche. Sur l'état d'esprit, il n'y a rien à dire et c'est une satisfaction."
La Fédérale B repart de l'avant
Arthur Vouriot aplatit le premier essai andrézien au bout d'une action collective superbe. (photo Charline Chabert)
Les hommes de Laurent Boigne et Sébastien Comte n'aiment pas trop le goût amer de la défaite et ont voulu faire oublier leur déconvenue à Grand Dole le week-end dernier au public de Baudras. Ils ont pris les commandes du match après un essai d'envergure, qui a pris naissance dans leurs 22 mètres pour se finir dans l'en-but adverse, au prix de plusieurs relais de passes qui ont conduit Arthur Vouriot entre les poteaux.
Une mise en bouche spectaculaire à laquelle le jeune Enzo Méréo, positionné en 3e ligne aile, a donné une suite tout aussi brillante en transperçant le rideau adverse pour marquer un 2e essai, donnant à son équipe un avantage que les réservistes andréziens surent préserver en seconde mi-temps grâce à la botte précise de Noëllys Girard (23-14).
Du coup, la B occupe la quatrième place du classement après 10 journées, avec 7 victoires, un match nul et seulement deux défaites au compteur! Encourageant, non!
Comme ici contre Le Creusot, Valentin Camoin et Hugo Colas ainsi que leurs coéquipiers vont devoir s'acclimater à des conditions de jeu particulières, la pluie étant annoncée. (photo Léana Verrière)
L'inconstance des résultats obtenus depuis le début de saison ont pour l'heure empêché l'équipe fanion de s'installer dans une dynamique positive. Faute d'être parvenue à aligner deux succès de rang, elle ne peut se permettre de rater ses sorties à domicile, où elle a, il est vrai peu joué (3 matches seulement).
Cette situation impose de rester maître chez soi. C'est ce que vont tenter de faire nos joueurs ce dimanche après-midi, annoncé hivernal. Le coach Clément Vidal nous donne son point de vue avant cette rencontre clé, sachant que Chalon est un adversaire direct pour le maintien.
Les performances en dents de scie de votre équipe à l'extérieur vous empêchent jusqu'à présent de jouer l'esprit tranquille. Vous avez une obligation de résultat à domicile. Comment gérez-vous cette situation?
On savait qu'en tant que promu en Fédérale 2, on serait pratiquement dans l'obligation d'être intraitable à la maison, que l'on serait forcément moins équipés, niveau effectif, pour être constants à l'extérieur. Si on veut atteindre notre objectif de maintien, les matches à domicile sont primordiaux, c'est évident!
Les conditions de jeu changent à cette période. La pluie est attendue dimanche. ça change quoi dans votre préparation du match?
Les terrains gras demandent forcément plus d'énergie pour se déplacer. Il est plus difficile de mettre de la vitesse, le ballon est plus glissant. Le froid, la pluie ne favorisent pas le jeu, ce qui fait d'ordinaire un peu notre force. Mais on a connu ça au Creusot, où on s'était plutôt bien adapté à ces conditions. Cela dit, la priorité des priorités, c'est de se reposer sur des fondamentaux: défense de fer, intensité, solidarité. Si tu n'y es pas dans ces domaines, tu n'existes pas en Fédérale 2 où le rythme, la cadence, les impacts sont plus soutenus qu'en Fédérale 3. On a pu s'en rendre à Grand Dole dimanche dernier. Les deux équipes ont fini mâchées. L'intensité de ce match m'a rappelé les quatre rencontres de phases finales que nous avons disputées la saison dernière.
Comme toutes les équipes à cette époque de la saison, vous avez votre lot de blessés. Comment gérez-vous cette situation?
On a des blessés et des absence majeures. Cela dit, on a encore des arguments grâce avec des garçons qui évoluent en réserve. Cette équipe tourne bien et nous alimente en joueurs de qualité quand le besoin s'en fait sentir. Cela avait été le cas entre autres au Creusot, ceux qui étaient montés avaient été à la hauteur. On sait qu'on peut compter sur eux.
Votre prochain adversaire a réalisé quelques bonnes performances à l'extérieur. Méfiance donc?
Cette équipe de Chalon a montré qu'elle savait se déplacer. Elle perd sur le gong à Lons, s'est imposée à Rillieux et a réussi un nul à Saint-Claude, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Ils ont reçu pas mal de grosses équipes, leur classement (9e avec 5 points de retard sur le RCAB) est donc à relativiser. On a des caractéristiques semblables. Chalon déplace bien le ballon. Derrière, ça va vite. On le sait.
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