La nouvelle vague: Jules Thorron
De la graine de patron

"J’aime jouer à ce poste où on touche beaucoup de ballons, où on a de la liberté et une influence sur le jeu"

Jules reprendra le chemin des terrains en février seulement, avec pas mal d’appréhension : « Au début, j’avais mal et donc un peu peur et puis, au fil des entraînements, je n’avais plus de douleurs. Les radios de contrôle étaient bonnes. J’ai retrouvé l’envie. » Et le plaisir de retrouver son poste de prédilection, celui de demi d’ouverture. Là où il peut faire valoir sa vision du jeu, son adresse ballon en main et sa vista au pied : « C’est vrai que j’aime jouer à ce poste où on touche beaucoup de ballons, où on a de la liberté et une influence sur le jeu » explique t-il. Un poste de responsabilité qui lui convient bien et qu’il assume avec cran avec l’équipe réserve qu’il a rejointe en début de saison avec toute une flopée de ses jeunes équipiers, « passés » en senior. « C’est plus facile avec tous les potes. On se connaît bien, on se concerte, on communique… et on s’engueule. Mais comme on est potes en dehors, ça s’arrange. » Notamment avec son 9 : « Notre connexion est primordiale pour l’équipe. Avec Mathys (Verrière), on joue ensemble depuis trois ans et si l’un fait un bon match, l’autre aussi. On est dépendant l’un de l’autre. Parfois, j’ai envie de le « tarter » (rires) quand il tente un truc individuel mais il y a des fois où ça marche. Et puis, il a une bonne qualité de passe.» plaisante Jules qui a pris du galon, au fil des matches. Intronisé capitaine lors de la rencontre à Givors, il en a découvert les obligations : « Il faut parler à l’arbitre, le brosser dans le sens du poil, communiquer. » se marre t-il. Mais l’adversaire, lui, n’est pas là pour faire de cadeaux : « J’ai été ciblé d’entrée par les vieux briscards d’en face. » Et puis, il faut aussi savoir respecter la hiérarchie au sein de sa propre équipe « Il y a une manière de dire les choses aux plus anciens » précise Jules, du haut de ses 19 ans et de son mètre 86. Grand par la taille donc, mais aussi par le talent. Celui de la gestuelle acquise lors d’interminables parties de basket avec son père basketteur; du jeu au pied, qu’il travaille pour « mieux buter et améliorer son jeu d’occupation » ; et de la vision du jeu qui devrait lui permettre d’ici quelque temps de postuler à une place en équipe fanion, comme pas mal de ses copains l’ont fait, au nom de la concurrence active instaurée par les coaches Clément Vidal et Matthieu Llari. Il s’y prépare. Il a quand même noté que l’échelon au-dessus nécessitait « d’anticiper, de préparer, de prévoir. » Lui, on dirait qu’il a déjà tout prévu...










Le monde du rugby avance toujours la solidarité comme l'une des valeurs fondamentales nécessaires à la pratique de ce sport. C'est une évidence sur le terrain où l'on est rien sans ses coéquipiers mais c'est un principe que le RCAB s'efforce d'exprimer en dehors du pré, à travers diverses actions menées tout au long de la saison.
A la demande de l'un des partenaires du club, les établissements Leclerc à Andrézieux-Bouthéon, les bénévoles du club ont été sollicités pour participer à une opération menée depuis de nombreuses années à l'occasions des fêtes de fin d'année par le Secours Populaire.
Cette association propose depuis quelques jours aux clients du supermarché d'emballer gracieusement et joliment leurs cadeaux de Noël en contrepartie d'un petit don de quelques
euros, au choix de chacun.
Plusieurs membres du club (Nathalie Boutrand, maman de Liam Montes, Virginie Beaussuzel Ambill, maman de Gabin Ambill Beaussuzel, tous deux joueurs de la catégorie M12; Pierre-André Jay; Stéphane Colas; Françoise et Léana Verrière; Cédric et Nathalie Souchon) ont répondu présent pour donner quelques heures de leur temps et un coup de main apprécié par le Secours Populaire et les clients de la grande surface tout au long de cette opération.



