Jérémy Collet : talent, polyvalence, expérience

"Moi, j'y crois"
Respecter l’adversaire sans faire de complexe d’infériorité, c’est ce qui transpire malgré tout du discours de Jérémy, capable d’occuper quasiment tous les postes des lignes arrière mais pour l’heure fixé à celui de centre, numéro 12 dans le dos : « La victoire contre le Rhône Sportif nous a enlevé la pression et permis de sortir du fond du classement. Ensuite, la bonne première mi-temps contre La Tour du Pin nous a rassurés. On avait pris un bon coup de pied au cul contre Saint-Savin et dès lors, il y a eu plus d’investissement.» Le collectif andrézien a pris son élan, tout en créant une dynamique que Collet et ses pairs entendent bien faire perdurer, face au COP : « Je ne vois pas ce match comme un derby, il y a juste l’idée de rencontrer une grosse équipe, de jouer tous les coups, de saisir notre chance. Moi, j’y crois » conclut notre interlocuteur qui est un peu le symbole de la philosophie de jeu de l’équipe fanion du RCAB, meilleure marqueuse d’essais de la poule et qui ne veut pas se renier face au leader : « Envoyer du jeu, c’est la philosophie qui nous convient et quand on est tous d’accord sur le jeu à pratiquer, ça aide. Dans cette poule, ça va se jouer à rien, chaque point va compter. On a un potentiel de fous, devant, c’est dynamique et en attaque, on sait faire. Clément (Vidal) et Matthieu (Llari) ont le mérite de mettre tout ça en musique.»
"Etre sérieux, disciplinés et jouer sans en faire des caisses"
Voilà pourquoi Jérémy Collet se sent bien dans cette équipe, ses prestations en attestent, et attend avec impatience mais sans empressement cette belle confrontation, après avoir galéré tout la saison précédente à soigner une blessure à la cheville et à attendre ensuite que le rugby reprenne ses droits : « J’ai vécu une saison vierge, et reprendre après une année sans contact « même si je suis plus à l’aise dans l’évitement », sourit-il malicieusement, ce n’est pas simple. Aujourd’hui, le plaisir est là. Je m’éclate. Je suis polyvalent et j’aime bien avoir à m’adapter. Tant que je ne suis pas le remplaçant idéal... » Sans trahir de secret, il nous étonnerait fort que dans un match de cette importance, Clément Vidal et Matthieu Llari se privent d’un garçon de son expérience et capable de faire pencher la balance sur un geste de classe. Lui a les pieds bien sur terre et plante le décor : « Il ne faudra pas vouloir trop en faire, ça, c’est le piège. On devra être sérieux, disciplinés et jouer au rugby sans en faire des caisses. Et puis, on est chez nous ! » Cela aura son importance.













