Ecole de rugby
Des jeunes impliqués










Samedi dernier, avant de fêter la galette des rois, les plus courageux des enfants de l'école de rugby ont bravé le vent et le froid.
Gants, bonnets, collants: ils s'étaient équipés de la tête aux pieds pour gambader sur la pelouse couverte d'une fraîche rosée.
Certains ont pleuré, d'autres n'ont pas bronché mais aucun n'a vraiment abandonné et tous se sont frottés les mains pour se réchauffer, avec leurs coaches pour les encourager
Ils et elles avaient bien mérité un morceau de gâteau et leurs parents un café bien chaud. Le rugby est l'école de la vie, l'école de l'envie aussi



Jules reprendra le chemin des terrains en février seulement, avec pas mal d’appréhension : « Au début, j’avais mal et donc un peu peur et puis, au fil des entraînements, je n’avais plus de douleurs. Les radios de contrôle étaient bonnes. J’ai retrouvé l’envie. » Et le plaisir de retrouver son poste de prédilection, celui de demi d’ouverture. Là où il peut faire valoir sa vision du jeu, son adresse ballon en main et sa vista au pied : « C’est vrai que j’aime jouer à ce poste où on touche beaucoup de ballons, où on a de la liberté et une influence sur le jeu » explique t-il. Un poste de responsabilité qui lui convient bien et qu’il assume avec cran avec l’équipe réserve qu’il a rejointe en début de saison avec toute une flopée de ses jeunes équipiers, « passés » en senior. « C’est plus facile avec tous les potes. On se connaît bien, on se concerte, on communique… et on s’engueule. Mais comme on est potes en dehors, ça s’arrange. » Notamment avec son 9 : « Notre connexion est primordiale pour l’équipe. Avec Mathys (Verrière), on joue ensemble depuis trois ans et si l’un fait un bon match, l’autre aussi. On est dépendant l’un de l’autre. Parfois, j’ai envie de le « tarter » (rires) quand il tente un truc individuel mais il y a des fois où ça marche. Et puis, il a une bonne qualité de passe.» plaisante Jules qui a pris du galon, au fil des matches. Intronisé capitaine lors de la rencontre à Givors, il en a découvert les obligations : « Il faut parler à l’arbitre, le brosser dans le sens du poil, communiquer. » se marre t-il. Mais l’adversaire, lui, n’est pas là pour faire de cadeaux : « J’ai été ciblé d’entrée par les vieux briscards d’en face. » Et puis, il faut aussi savoir respecter la hiérarchie au sein de sa propre équipe « Il y a une manière de dire les choses aux plus anciens » précise Jules, du haut de ses 19 ans et de son mètre 86. Grand par la taille donc, mais aussi par le talent. Celui de la gestuelle acquise lors d’interminables parties de basket avec son père basketteur; du jeu au pied, qu’il travaille pour « mieux buter et améliorer son jeu d’occupation » ; et de la vision du jeu qui devrait lui permettre d’ici quelque temps de postuler à une place en équipe fanion, comme pas mal de ses copains l’ont fait, au nom de la concurrence active instaurée par les coaches Clément Vidal et Matthieu Llari. Il s’y prépare. Il a quand même noté que l’échelon au-dessus nécessitait « d’anticiper, de préparer, de prévoir. » Lui, on dirait qu’il a déjà tout prévu...



Un temps printanier a accompagné les dernières foulées des jeunes pratiquants, garçons et filles, de l’école de rugby du RCAB en ce samedi matin où il a régné une belle ambiance au stade Baudras, sur la pelouse comme en dehors. Les parents ont aussi répondu présents à l’invitation du club qui avait prévu de célébrer Noël en offrant de petits cadeaux et friandises à ses jeunes licenciés. Auparavant, les licenciés avaient eu droit à une dernière petite séance d’entraînement ludique encadrée par leurs éducateurs. Chacun a pu se défouler à sa guise à travers divers ateliers avant de rencontrer le Père Noël ainsi que Mou-Mou, la mouette mascotte du club, dont l’apparition sur la pelouse a pas mal intrigué tous les participants. En conclusion de cette matinée conviviale, le président Eric Trouillet a souhaité de bonnes vacances à tout le monde, l’école de rugby faisant relâche durant cette période. Les bénévoles du club se sont retrouvés ensuite aux abords de la buvette, masqués et à distance respectable, pour un apéritif destiné à clore sur une note chaleureuse une année très tumultueuse. Le groupe senior mettra un point d’orgue à l’année 2020 lundi et mercredi soir avec deux séances d’entraînement en espérant se retrouver l’année prochaine pour reprendre la compétition...






