Reportage sur l’école de rugby
L'EDR en vedette sur TL7






Suite à l’annonce du protocole de sortie de confinement construit par le gouvernement, la FFR propose un plan de reprise de l’activité en quatre étapes pour l’ensemble de ses clubs et pratiquants. Ce plan de redémarrage s’adresse à tous les licenciés à partir de 5 ans. Il repose sur le protocole de sortie de confinement construit par le Gouvernement, communiqué le 29 avril 2021.
OBJECTIFS :
Favoriser la reprise d’une activité normale dans les clubs par un protocole simple garantissant la sécurité des licenciés
Se retrouver dans une situation quasi normale à la fin du mois de juin grâce à un accompagnement des structures ;
Préparer une reprise classique de l’activité à partir de septembre 2021 ;
Donner du plaisir à tous les pratiquants et de mettre en avant l’amitié et solidarité entre les clubs de rugby.
Didier RETIÈRE (directeur technique national) : « Cette reprise doit être le moment du rassemblement de tous les passionnés du rugby et de l’expression de toutes les valeurs que porte notre sport. Notre ambition est de donner du plaisir à tous nos licenciés et de mettre en avant l’amitié et la solidarité entre nos clubs. Notre objectif sera donc de favoriser la reprise d’une activité normale par un protocole simple garantissant la sécurité de tous. »
AVANT DE SE RENDRE À SA SÉANCE D’ENTRAÎNEMENT OU DE COMPÉTITION, CHAQUE JOUEUR DOIT EFFECTUER UNE AUTO-ÉVALUATION QUOTIDIENNE DE SA SANTÉ :
Est-ce que je présente l’un des symptômes suivants ?
Si oui : Suivre les conseils des autorités sanitaires locales, rester chez soi et consulter son médecin traitant
Chaque club doit en cas de suspicion de personne infectée :
IMPORTANT : un joueur ne peut pas aller à l’entraînement s’il présente les symptômes ci-dessus ou si lui-même ou une personne de son foyer a été diagnostiquée comment ayant la maladie COVID 19
ENTRAINEMENT
Maintien de l’activité dans le cadre du stade Rugby 3
Parcours et jeux avec passes sans contact
Situation d’opposition : ultimate – tennis rugby – dodge ball
JEUNES ET SENIORS
Pas de rencontres interclubs
ENTRAINEMENT
Parcours collectifs, situations d’entraînement et jeux avec contact
Situations d’opposition : jeu à ceinturer et à plaquer
Préparer le retour au jeu avec contact en mettant en place des situations pour les techniques de chutes au sol, de plaquages et de rucks.
JEUNES ET SENIORS
Seules les rencontres de rugby à toucher (rugby à 5) sont autorisées et toucher 2 secondes pour les écoles de rugby (rappel : plaquages et contacts sont interdits sur ces pratiques) ;
Possibilité de rencontres interclubs sans limitation du nombre d’équipes
Possibilité de spectateurs (35% de la jauge du stade dans la limite de 1000)
ECOLE DE RUGBY
U6, U8, U10, U12 : toucher 2 secondes
U14 : toucher 2 secondes ou rugby à 5
ENTRAÎNEMENT
Poursuite du travail des situations de contact
Situations d’entraînement et jeux avec contact
Situation d’opposition : jeu à ceinturer et à plaquer
Continuer les travaux pour améliorer les techniques de chutes au sol, de plaquage et de ruck
JEUNES ET SENIORS
À partir du 16 juin possibilité de jouer avec plaquage
Règles aménagées pour le 7, le X et XV (Mêlée simulée entre autre)
X7 rugby pour le 7 des équipes territoriales à X7 rugby (pratique World Rugby) pour les équipes territoriales
Matchs, tournois ou festivals possibles entre équipes
Public possible (65% de la jauge du stade dans la limite de 5000)
Utilisation du Pass sanitaire au-delà de 1000 personnes.
ECOLE DE RUGBY
U6 : premiers pas à l’EDR
U8 : toucher 2 secondes ou Jeu au contact
U10 et U12 : toucher 2 secondes et jeu au contact ou rugby éducatif
U14 : rugby à 5 ou rugby éducatif
ENTRAÎNEMENT
Continuité de l’étape 3
JEUNES ET SENIORS
Règles et organisations identiques à l’étape 3
Public possible (jauge à 100%) > limite possible en fonction de la situation locale
Utilisation du Pass Sanitaire au-delà de 1000 personnes


Patrick Vareilles, le responsable de ce secteur au sein du RCAB, raconte ce travail de démarchage qui repose avant tout sur la confiance et le lien créé entre les sociétés partenaires et le club.

Tout club amateur a besoin de ressources pour vivre au présent

et assurer sa pérennité. Outre les subventions municipales, les rentrées de liquidités liées aux licences, les bénéfices générés par les buvettes et manifestations organisées ça et là tout au long d’une saison, il lui faut trouver d’autres sources de revenus pour compléter son budget et avoir comme le dit la formule « les moyens de ses ambitions. » Cette mission, Patrick Vareilles s’y attelle avec enthousiasme avec l’aide des dirigeants depuis quelques années déjà au sein du RCAB. Son arrivée au club tient au lien amical qu’il a noué avec le président Eric Trouillet sur le plan professionnel, au sein de la société Casino, où ils ont collaboré : « On a bossé ensemble et Eric m’a demandé si je voulais bien venir lui donner un coup de main pour aider le club. » explique-t-il. Celui qui fut un pratiquant assidu de rugby, « à tous les postes de lignes arrière » précise- t-il, avant d’enfiler le costume de président de Vinassan, une bourgade proche de Narbonne dans le Languedoc, a eu vite fait de trouver sa place au sein d’un groupe « de dirigeants sympathiques et motivés. »
La solidarité a fonctionné dans les deux sens
Homme de caractère, retraité actif et disposant d’un bon réseau dans le milieu économique, Patrick Vareilles a pris en main depuis quatre ans ce que l’on a coutume d’appeler le sponsoring. La recherche de partenaires, leur fidélisation, l’organisation de soirées destinées à renforcer leur attachement au club, le contact avec les édiles, tout cela représente pas mal de travail. Les débuts furent un peu ardus : « Dans ce genre de démarche, il ne faut pas avoir peur de prendre quelques portes dans le nez. » se souvient le dirigeant andrézien qui avoue qu’aujourd’hui « on commence à être connu et ça frémit » Pourtant, depuis que le Covid est venu bouleverser la vie des clubs amateurs, privés de compétition, et donc de contacts avec leurs licenciés, leur public et leurs partenaires, le contexte n’est pas à proprement parler favorable. Mais pas question pour Patrick Vareilles et son collaborateur Enzo Mandran, chargé du démarchage et de la communication avec les partenaires du club, de baisser les bras. Ils ont entretenu le lien à travers les réseaux sociaux notamment et la solidarité a fonctionné dans les deux sens, se réjouit Patrick Vareilles : « Nous comptons une soixantaine de partenaires et malgré la situation compliquée, la très grande majorité a tenu ses engagements. C’est une grande satisfaction, ça veut dire qu’un lien fort s’est créé.»
Des vidéos personnalisées pour les partenaires
Un lien qu’il compte bien renforcer à l’avenir en offrant des services aux partenaires du club : « Dès que ce sera possible à nouveau, on essaiera de réunir tout le monde pour les remercier d’abord et ensuite leur présenter nos projets. Les travaux de rénovation du stade nous permettront de les accueillir dans de meilleures conditions. On aimerait pouvoir jouer plus souvent les samedis soirs en nocturne et organiser des soirées dédiées, on peut leur proposer aussi d’organiser leurs séminaires dans nos locaux avec une découverte du rugby en parallèle sur le terrain. Bref, les idées ne manquent pas à la cellule partenariat qui, sous l’impulsion d’Enzo Mandran, a pris l’initiative de filmer et d’interviewer les partenaires sur site afin de faire découvrir leurs entreprises. Les vidéos sont ensuite diffusées sur les réseaux sociaux. Un petit plus qui est venu s’ajouter au packaging qui intègre la panneautique terrain, l’apparition sur les équipements, le calendrier du club, les soirées partenaires, les repas d’avant-match, etc. En toile de fond, se profile aussi la Coupe du monde 2023 avec les quatre matches qui auront lieu à Saint-Etienne, à laquelle il faut associer le projet du club, CAP 2023, identifié notoirement autour de l’accession de l’équipe fanion au niveau de Fédérale 2. Il ne reste plus qu’à obtenir le feu vert des autorités fédérales pour renouer avec la convivialité, le relationnel qui manque tant aux uns et aux autres depuis plus d’un an.
Les partenaires Premium du RCAB: Leclerc, Omerin, La Charpinière, La Conciergerie, Kelyps intérim, Start People, HB façade, 2TMC, Société générale, Ville Andrézieux, Genévrier, Vous financer, Les Voiles, Inovy... Le club remercie par ailleurs tous les autres partenaires qui contribuent à son développement et sa pérennité.
Le 18 septembre 2021, l’équipe féminine du RCAB, surnommée les Jarjilles (*) par Jean-Yves Denis, leur entraîneur de l’époque, et émanation d’une entente entre des pratiquantes issues des clubs de Rive-de-Gier et d’Andrézieux, fêtera ses dix ans d’existence.
Un anniversaire que le président du club, Eric Trouillet, veut placer sous le signe de l’évolution, du changement: « Jusqu’à présent, nos filles ont mené l’aventure du rugby féminin, de manière indépendante, un peu en marge du club. Je souhaite que désormais elles en fassent partie intégrante et soient pleinement intégrées au projet Cap 2023. »
L’idée majeure est d’évoluer au meilleur niveau possible et dans une configuration à 15. Ces dernières saisons, le groupe senior disposait d’une quinzaine de filles, évoluant dans un championnat de rugby à 10, sous forme de plateaux avec trois équipes en lice. » explique t-il.
Passer à 15, ça veut donc dire recruter : « On vient de lancer une campagne de recrutement car on estime qu’il faudra entre 25 et 30 joueuses pour être compétitifs et donner corps et pérennité à notre projet. »
Qui dit effectif plus important, dit staff plus conséquent aussi et Eric Trouillet a prospecté pour construire un encadrement en mesure de relever le défi. Pierre Meyer, technicien reconnu vient de donner son accord de même qu’Alexis Cerisier. Eddy Mathieu, qui fait partie du staff actuel des filles, sera aussi de la partie et des discussions sont en cours avec Jean-Yves Denis, qui pourrait être de retour aux affaires donc.
Les contours du projet étant dessinés, l’aventure est en marche même s’il reste à régler quelques contingences administratives pour faire en sorte que les rencontres puissent se dérouler alternativement à Baudras et à Rive-de-Gier.
Une vaste campagne de recrutement démarre pour rassembler des forces vives à même de donner un nouvel élan au rugby féminin dans le département.
(*) en langage gaga, c’est une personne taquine qui ne tient pas en place

Assis dans son bureau au premier étage du siège du RCAB, Clément Vidal, l’entraîneur général du club, attend l'un des joueurs du groupe senior, en l'occurrence Bertrand Chabert. D'autres avant lui ont été convoqués tout au long de ces dernières semaines afin de dresser un petit bilan personnel de la courte saison écoulée et d’évoquer la prochaine. Si le coach essaie de voir l’avenir avec optimisme et envie, la frustration de n’avoir pu aller plus loin dans la compétition est palpable. Toutes ces semaines à espérer une hypothétique reprise ont entamé le moral du staff et des joueurs. D'autant plus que le début de saison avait été prometteur…
Clément, avez-vous cru à une éventuelle reprise du championnat?
Au début, on a essayé de nous convaincre que ça pourrait repartir, les instances ont fait en sorte d’entretenir l’espoir mais j’ai vite compris que l’on ne remettrait plus les pieds sur un terrain cette saison. Fin février, on savait que c’était cuit. Là, la Ligue et la Fédération travaillent sur un projet de tournois amicaux de fin de saison, au cas où. Mais on n’y croit pas trop...
Le bilan de votre saison, c’est: cinq matches joués (dont quatre à l'extérieur!), trois victoires, deux courtes défaites avec le point de bonus défensif et une 3e place au classement. De quoi avoir des regrets, non ?
Évidemment, on y pense toujours, on est frustré d’avoir été stoppé dans notre élan. Mais on est surtout déçu de ne pas pouvoir jouer, de faire ce que l’on aime. On était parti sur de bonnes bases, on a joué cinq matches qui laissaient penser qu’il y avait quelque chose d’intéressant à faire. De même pour notre équipe réserve qui avait obtenu sensiblement les mêmes résultats avec trois succès pour deux défaites. Au sein du groupe senior dans sa globalité, on sentait une cohésion, une bonne alchimie entre les garçons. Notre victoire à Moulins lors du dernier match était fondatrice pour poursuivre sur notre lancée. Une belle saison se profilait..
La saison auparavant, vous aviez beaucoup souffert, même si vous aviez assuré le maintien au moment de l’arrêt de la compétition (7e). Qu’est-ce qui a fait que celle-ci, quoique très courte, ait été beaucoup plus positive à tous points de vue ?
Le rajeunissement de l’effectif y a été pour beaucoup. Les jeunes ont donné un nouveau souffle au collectif et les anciens se sont vite mis au diapason. On s’est bien entraîné durant la préparation, les jeunes ont apporté leur joie de vivre, leur confiance, leurs qualités rugbystiques. J’ai été très surpris par leur rapidité d’intégration dans la vie du groupe et aussi sur le terrain. Et puis, on a pris des points tout de suite, pas comme la saison d'avant.
Vous n’avez pas peur que cette saison tronquée casse un peu la dynamique qui s’était créée ?
Compte tenu des circonstances, depuis plusieurs semaines, on s’entraîne seulement les samedis matins sur le terrain synthétique de Baudras. L’idée est surtout de se retrouver car on n’a pas droit aux contacts, aux plaquages. Eh bien, les gars viennent quand même en nombre. Chaque fois, il y a bien la moitié de l’effectif et je vous promets que les gars ont la banane ! C’est une manière d’entretenir la forme et le lien social. Il y a de l'enthousiasme et c'est plaisant à voir lorsqu'on est coach.
"Des entretiens avec les joueurs, il ressort une grande détermination de leur part"
Que ressort-il des entretiens que vous menez avec vos joueurs ?
Je ne suis pas seul à bosser sur le sujet. Les autres coaches, Mathieu Llari, Sébastien Comte et Laurent Boigne me donnent un coup de main. On fait le point sur leur saison, les plus et les moins, l’aspect collectif, individuel. Les gars nous donnent leur avis, on parle aussi de leur vie professionnelle. L’idée c’est de mieux cerner le joueur, l'individu et ses attentes. Il ressort de nos échanges une grande détermination de leur part. Les gars ont envie de s’entraîner à nouveau normalement, de jouer des matches, de se faire plaisir ensemble. La grande majorité du groupe est partante pour la saison prochaine.


Sur un air du réveil musculaire
Elles se sont réunies depuis quelques samedis sur la verte pelouse d’un terrain de rugby. Entre copines, entre amies, avec l’envie de partager un joyeux moment de vie. Ces journées leur étaient dédiées et elles s’étaient jurées de ne pas les manquer. Ensemble, rassemblées mais bien espacées on a vu les mamans, leurs enfants, les Jarjilles et toutes les autres filles sauter, s’accroupir, s’étirer et souffrir sans se départir d’un sourire traduisant leur joie d’être là. Tour à tour, Margaux, Célie, Lucie, Virginie et une puissante sono leur ont donné le tempo de ce réveil musculaire spectaculaire. Et si le souffle a parfois manqué, le bonheur était dans le pré. Il le sera dans l’après car l’initiative sera perpétuée tant que les Jarjilles et le RCAB auront le droit de la prolonger !

On prépare déjà la saison prochaine au RCAB. Du côté des équipes de jeunes, outre le recrutement de joueurs, les responsables de l’école de rugby voudraient pouvoir encore mieux encadrer leurs ouailles et d’ores et déjà, une campagne de recrutement d’éducateurs a été lancée (voir ci-contre).
Si l’encadrement des équipes de jeunes est déjà solide - deux éducateurs pour chaque catégorie d’âge - Bruce Mathieu et Christophe Lagoutte, co-responsables de l’EDR, souhaitent l’étoffer:
« L’objectif est de disposer d’un éducateur de plus pour chaque groupe afin de permettre une meilleure répartition des tâches, entre préparation et suivi des séances sur le terrain, organisation et partie administrative. Tous ceux qui nous rejoindront suivront une formation pratique en interne mais auront aussi accès aux formations fédérales si ils le souhaitent. Ils feront partie intégrante du projet cap 2023 » nous explique Bruce Mathieu.
Selon leur âge et leur bagage d’éducateur, à la seule condition qu’ils soient majeurs, les candidats seront affectés à une équipe, des plus jeunes jusqu’aux moins de 14 ans, voire des moins de 16 ans, selon les besoins. « Notre volonté est claire : on veut mieux encadrer, mieux former nos joueurs tout en donnant des garanties de sécurité aux joueurs et aux parents. » assure Bruce Mathieu. Avis aux éducateurs !
Personnes à contacter: Bruce Mathieu au 06 43 18 57 89 ou Christophe Lagoutte au 06 77 43 86 76

Outre les entraînements, lorsque les circonstances le permettent, les Narcos aiment bien se mesurer aux autres équipes de vétérans du département : les Devils de Saint-Etienne, les Perroquets d’Unieux, Feurs, Montbrison, Tarare, lors de matches amicaux placés sous le signe de la convivialité. Voilà les copains qui arrivent. Il va être l’heure d’aller s’entraîner mais avant de partir Samir nous fait savoir que les Narcos accueilleraient avec plaisir de nouvelles têtes : « Oui, on recrute ! ». Avis aux amateurs.
Toute personne intéressée pour rejoindre les rangs des Narcos peut appeler le: 06 01 33 65 47