Eric Trouillet a paraphé la convention de partenariat en compagnie de ses éducateurs, Christophe Lagoutte et Thibault Magand ainsi que M. Jérôme Jaubert, président départemental de la Ligue contre le cancer. (photo Mathys Verrière)
C’est à l’initiative de Thibault Magand et Christophe Lagoutte, deux joueurs et entraîneurs s’occupant du groupe de rugby à 5 du RCAB qu’une convention de partenariat entre l’antenne départementale de la Ligue nationale contre le cancer et le RCAB a été matérialisée mardi soir au PAM, en présence du président départemental de l’association, M. Jérôme Jaubert, et Madame Fabienne Couvreur, directrice du comité directeur de cette structure.
Après avoir écouté les deux éducateurs évoquer les raisons de leur engagement, qui débouchera en juin 2023 sur l’organisation d’une nuit du rugby à but caritatif, le président Eric Trouillet a rappelé à quel point les valeurs de solidarité et de fraternité du rugby étaient en adéquation avec celles nécessaires à l’appréhension de ce fléau qu’est le cancer.
« On est toujours plus forts ensemble » a t-il conclu avant de parapher une convention qui ne demande plus qu’à devenir une réalité, qui viendra s’ajouter à l’engagement du club au niveau social et caritatif.
Lundi soir, les seniors du RCAB ont été reçus par François Driol, le maire d'Andrézieux au château de Bouthéon où ils ont été chaleureusement applaudis par la nombreuse assistance.
Le RCAB a rejoint l’étage supérieur de la hiérarchie du rugby et attendait forcément avec imaptience de connaître ses futurs opposants. Clément Vidal et Matthieu Llari, les deux coaches, et leurs joueurs bien sûr, ont découvert leurs adversaires dans la journée de jeudi dernier. Les Andréziens ont intégré la poule 1 où sont regroupées 12 équipes, ce qui signifie qu’ils disputeront 22 matches de phase régulière.
Parmi ces formations, on retrouve deux clubs du Rhône, Saint-Priest et Rillieux-la-Pape, deux de l’Ain, Nantua et Villars-les Dombes. Six autres évoluent en région Bourgogne-Franche-Comté : Dôle, Pontarlier, Le Creusot, Chalon, Saint-Claude, Lons-le-Saunier, et le dernier d’entre d’eux obligera les Andrézieux à passer par la Lorraine puisqu’il s’agit du RC Metz Moselle !
Voilà un beau programme de réjouissances que Clément Vidal a bien voulu décrypter, après nous avoir confié en préambule, comme la saison dernière à la découverte de la poule 5 de Fédérale 3 : « La poule est dense, il n’y aura pas de petits matches ! »
Alors, Clément, que vous inspire cette poule 1, ces 11 adversaires d’horizons divers ?
Il y a beaucoup de nouveautés, beaucoup de matches aussi puisqu’on se retrouve dans une poule de 12 équipes. Ces dernières saisons, on avait tendance à voyager du côté de l’Auvergne et des Alpes, c’est bien de changer, de sortir de nos habitudes. En plus, il y a une part d’exotisme avec ce voyage tout là-haut, à Metz. Ça fait un peu de route, ça va piquer ! (sourire)
"Ça donne envie"
Cette poule, c’est majoritairement un voyage dans l’inconnu, non ?
J’ai bien eu quelques échos sur certaines équipes. C’est gaillard dans l’ensemble mais on le savait. D’autres sont très joueuses. Il va falloir se faire violence devant. La dimension physique est forcément plus importante lorsqu’on grimpe d’un échelon.
C’est une poule différente de ce qu’on a connu la saison dernière, dans l’Isère et le Rhône. En revanche, c’est une poule tout aussi dense à mon avis en qualité et le classement sera aussi serré en haut du tableau. Il faut savoir qu’il y aura deux descentes en fin de saison. Mais comme me l’ont dit pas mal de nos joueurs en découvrant la poule « ça donne envie ! »
La saison passée, en Fédérale 3, vous nous aviez fait part d’ambitions mesurées. Quelles sont-elles pour la saison qui vient ?
Elles sont tout autant mesurées car la poule est consistante et on a plus de matches à disputer sur une période plus courte. La saison passée, championnat et phases finales compris, on en a joué 23 ! Là, le championnat nous en propose 22 de mi-septembre à mi-avril avec un week-end de repos entre les blocs de trois matches. On jouera vraisemblablement de temps à autre les samedis soirs. Maintenant on attend le calendrier…
4 dates à retenir
Le groupe senior du RCAB reprendra l’entraînement le 2 août, disputera un match amical le 27 août face à Vinay (Fédérale 2) en Isère, effectuera un stage de préparation à Marlhes les 3 et 4 septembre prochains et reprendra la compétition le 11 septembre.
Sébastien Comte et Laurent Boigne, un soir d'entraînement, en train de préparer le match du week-end. Au bout du compte, leur équipe a réalisé un parcours qui laisse augurer de belles choses. (photo Yves Verrière)
On a souvent évoqué l’excellent parcours de l’équipe fanion du club et la belle unité qui a régné au sein du groupe senior dans son ensemble. Il est temps maintenant de se pencher sur les performances d’une équipe réserve qui n’a pas été en reste, malgré toutes les contraintes liées à sa spécificité.
Elle est l’antichambre de l’équipe Une et doit répondre aux besoins de celle-ci tout en essayant de faire progresser à la fois individuellement et collectivement des joueurs de générations diverses, jeunes et moins jeunes, et de niveau dissemblable.
C’est la tâche à laquelle se sont astreints les deux coaches Laurent Boigne pour les arrières, Sébastien Comte pour les avants, et ce avec beaucoup d’enthousiasme et de sérieux. Au bout du compte, ils ont décroché la quatrième place de leur poule et disputé les barrages du championnat de France. Le premier a bien voulu faire le bilan d’une saison encourageante.
Laurent, comment qualifieriez-vous cette saison : d'honorable, de prometteuse, d'encourageante ?
Elle a été pleine de promesses. On a réussi à se qualifier pour les phases finales dans une poule relevée. C’est une satisfaction même si j’estime qu’on a encore une grosse marge de progression.
"Voir autant de joueurs de la B se trouver
sur le terrain contre les Angles,
c’était une belle satisfaction, une fierté."
Quelles sont les principales satisfactions ?
J’ai bien aimé la force de caractère montrée par le groupe malgré sa jeunesse. Les gars n’ont jamais baissé la tête, il y a toujours eu cette envie d’apprendre, de progresser.
Quels sont vos principaux axes de travail à l’avenir ?
On doit mieux animer les zones autour des rucks, maîtriser davantage nos temps forts et nos temps faibles. Calmer le jeu quand il le faut, faire les bons choix mais tout cela est une question d’expérience et s’acquiert en jouent des matches. Notre groupe est très jeune. On travaille sur le projet de jeu pour apporter des solutions supplémentaires aux joueurs. Il y a du boulot ! (rires)
On le sait, vous dépendez des besoins de l’équipe Une, des blessures et autres choix des coaches. Comment ça s’est passé cette saison ?
On a utilisé pas loin d’une cinquantaine de joueurs. Forcément que c’est handicapant au niveau de la cohésion mais ce n’était pas une surprise. Tout était clair au départ et cela a été bien géré par les staffs. La passerelle entre équipe Une et réserve s’est bien faite. Beaucoup de gars ont été appelés au-dessus, ont été à la hauteur, d’autres ont gagné leur place, d’autres encore ont fait l’ascenseur, tous avec un excellent état d’esprit.
On est en train de mener des entretiens avec les joueurs et leur ressenti à ce sujet est positif. Voir autant de joueurs de la B se trouver sur le terrain contre les Angles, c’était une belle satisfaction, une fierté.
Vous avez perdu sans discussion votre match de barrages contre Rion Morcenx (22-3)?
On s’est incliné face à une belle équipe, qui jouait très juste. On a beaucoup appris sans pouvoir en tirer vraiment des leçons car la saison s’est terminée dans la foulée.
Le meilleur match de votre équipe, celui qui a correspondu à vos attentes ?
Il y en a deux : celui contre Aix-les-Bains à domicile. Ce fut le match parfait parce que les gars ont fait ce qu’on avait prévu de faire. Et puis, celui d’Ampuis, à la maison aussi, où on a montré du caractère et bien appliqué ce qu’on avait vu à la vidéo.
La réserve du RCAB va évoluer en Fédérale B, du fait de l’accès de la Une à la Fédérale 2. Qu’est-ce que vous savez de ce championnat ?
Pas grand-chose. On part dans l’inconnu. On attend de savoir dans quelle poule on va se trouver car ça peut être très différent d’une poule à l’autre.
Noëlys Girard, ballon en main, incarne bien la jeunesse et l'enthousiasme d'un groupe prometteur mais qui doit acquérir de l'expérience (photo Léana Verrière)
Une belle phase de jeu du RCAB face aux Zouzous du 38, avec ce décalage sur l'aile (photo Mathys Verrière)Marie Boutin, responsable de l'agence d'intérim Start People et membre influent du comité directeur du RCAB au beau milieu des joueurs et joueuses du RCAB sport santé, parés du maillot sponsorisé par sa société (photo Mathys Verrière)Fabrice Flotte a posé en compagnie de l'équipe du RCAB qui a honoré son beau maillot! (photo Mathys Verrière)
Malgré la fatigue causée par quatre matches intenses de 8 minutes chacun, à voir les sourires sur les visages des participants et des organisateurs à l’issue de ce tournoi régional du sport adapté, organisé conjointement par la structure Rehaccor 42 et l'hôpital Bellevue de Saint-Etienne avec la collaboration du RCAB, on peut estimer que chacun des joueurs (et joueuses) des 7 équipes en présence a vécu une belle matinée de sport et de partage. Dans le pur esprit du rugby à toucher où les plaquages sont proscrits.
Cette matinée très chaude, sur les belles pelouses du complexe des Essarts, a répondu pleinement aux principes de lien social, de solidarité et de convivialité définis pour permettre la réinsertion par le sport aux participants venus de Clermont, Grenoble, La Roche sur Foron ou Saint-Etienne.
Danielle Linossier et Yann Boulon se sont vus remettre un chèque de 1 000 euros pour la structure de Rehacoor de la part du RCAB et de ses partenaires. (photo Mathys Verrière)
Au-delà du classement qui a consacré les Oranges sympathiques, ce tournoi organisé en lien avec notre club s’est parfaitement déroulé pour le plus grand bonheur des participants, de leurs accompagnants et des responsables de Rehacoor 42. Tout ce beau monde a ensuite déjeuné dans les locaux des Essarts.
Yann Boulon, directeur général de Rehacoor 42 et Danielle Linossier, coordinatrice du pole médico-social Reha-Lise ne cachèrent pas leur satisfaction après coup d’avoir pu installer cette dynamique avec le club, et relever le défi d’une organisation en commun à l’occasion de ce tournoi.
Les sociétés d’intérim Kelyps et Start People, partenaires du RCAB, ont apporté leur soutien financier à cette initiative, via leurs représentants, Fabrice Flotte, pour la première, Marie Boutin pour la seconde. Tous deux étaient présents au bord du terrain. Un superbe jeu de maillots fut offert à l’équipe sport santé du RCAB qui a terminé 4e du tournoi ainsi qu'une contribution financière à Rehacoor 42 (voir photo ci-contre)
Le bonheur fut dans le pré et dans l'après, avec le recueil des sentiments vécus lors d'un atelier interview: Arnaud nous avoua « avoir été très bien accueilli et avoir passé de bons moments avec ses camarades de jeu », Thomas avoir apprécié d’avoir pu s’exprimer pleinement « dans un cadre super beau » où il a pu faire valoir une belle pointe de vitesse qui a permis à son équipe de remporter le tournoi, Jessica fit remarquer à juste titre les progrès réalisés par l’ensemble de son équipe depuis un an et demi, dans un climat où « la bienveillance, le plaisir et l’envie ont toute leur place », Ysam résumant bien le sentiment général en déclarant que tout lui avait plu,« les matches, les entraînements, les repas lors des trois tournois auxquels il a participé. Faire du sport, bouger, partager, travailler sa concentration, dépasser ses limites, aller vers les autres, créer un lien, c'est tout cela que j'aime » sourit-il.C’est riche de toutes ces expériences que les participants ont quitté les Essarts en début d’après-midi. C’était là l’essentiel. Bravo à l’équipe organisatrice du RCAB dans son ensemble et aux divers encadrants des équipes pour cette belle manifestation mise sur pied avec le staff technique, les éducateurs qui ont joué le rôle d'arbitres, et bien sûr les responsables de Rehacoor 42.
Le classement du tournoi : 1/ Oranges sympathiques, 2/ Dahus 3/ Zouzou du 38 4/ RCAB 5/ Gladiateurs 6/ Green Furania 7/ Volcans
Philippe Guillaumond, micro en main, a démarré la soirée en rappelant tout le travail réalisé par Eric Trouillet, à la tête du club depuis le début des années 2000. (photo Léana Verrière)Adrien Tronchet et Antonin Namyls se sont mis en quatre lors de cette soirée! (photo Léana Verrière)
C’est au PAM, établissement reconnu pour sa convivialité et sa fibre rugbystique que le président Eric Trouillet et son équipe de dirigeants ont mis un point d’orgue festif à une saison intense, passionnante et auréolée d’une montée en Fédérale 2 pour l’équipe senior garçon.Toutes celles et ceux qui ont contribué à cette réussite, chacun dans leur domaine de compétence, avec envie et détermination, sont venus partager ce bon moment lors de cette chaude soirée.
Joueurs, joueuses, coaches, dirigeants, bénévoles, partenaires public et privé ont échangé sur les grands moments de la saison autour d’un verre, d’autant plus apprécié en cette période caniculaire.
Puis est venu le moment solennel de la remise de leurs maillots aux joueurs par les dirigeants et bénévoles du club.
Une manière de marquer le lien fort qui unit les membres du RCAB au nom d’une cause commune : faire évoluer le club dans toutes ses composantes avec une locomotive entraînante, l’équipe fanion.
Philippe Guillaumond, maître des lieux et très attaché au club dont il fut longtemps le co-président y alla de son petit discours, pour notamment mettre en évidence le travail réalisé par Eric Trouillet depuis près de deux décennies. Puis, sous les applaudissements d’un auditoire enthousiaste, les joueurs reçurent la tunique qu’ils ont portée tout au long d’un parcours inoubliable, des mains de celles et ceux qui les ont soutenus dans leur périple rugbystique. Il fut ensuite l’heure de fêter cela en se restaurant et en trinquant à cette réussite.
La file d'attente était longue pour déguster l'excellent sandwich de Pierre-Jean Liogier (photo Léana Verrière)C'est ce que l'on appelle une belle brochette qui entoure là les deux coaches! (photo Léana Verrière)
La cent cinquantaine d’invités défilèrent devant l’étal improvisé
en plein air de Pierre-Jean Liogier, meilleur apprenti de France
en charcuterie traiteur venu de Saint-Genest-Lerpt pour proposer
avec son équipe un sandwich maison avec du veau, des aubergines qui a ravi les papilles de tous les convives de cette soirée qui se termina dans l’allégresse. En laissant le souvenir d’un grand moment de partage et de plaisir.
Les Jarjilles étaient de la partie! (photo Léana Verrière)
Clément Vidal et Matthieu LLari, après la qualification aux Angles. Un duo complémentaire et impliqué qui a conduit le groupe andrézien en Fédérale 2. Bravo, Messieurs!
On leur a posé 15 questions sur l'inoubliable saison de leurs protégés, et les deux coaches de Fédérale 3 nous ont fourni, chacun dans leur coin, quinze réponses personnalisées, en fonction de leur ressenti, de leur personnalité et de leur expérience. Ils se rejoignent sur un certain nombre, nous font part parfois de choix différents, sans que l'on puisse penser que cela ait nui à la complémentarité de leur duo, qui a parfaitement guidé son groupe, la plupart du temps sur le chemin du succès, tout au long des 18 matches de championnat et des cinq rendez-vous de phases finales. Toute une saison en 15 questions!
L'état d'esprit, l'implication,
la cohésion et les convictions
Qu’est ce qui fait que vous avez réussi votre saison ?
Clément Vidal : l’état d’esprit que l’on a commencé à construire lors du stage de présaison. Notre potentiel offensif (1 ère attaque de la poule avec 77 essais marqués). L’implication des joueurs sur l’ensemble de la saison (présence aux entraînements, aucun match manqué pour vacances ou autres raisons).
Matthieu Llari : la cohésion et la vie du groupe, l'investissement aux entraînements et la réussite dans nos convictions de jeu.
Quel est pour vous le tournant de la saison ?
C.V : le premier tournant, ce sont nos victoires contre l’ASSMIDA et Le Puy à domicile, où nous avons pris conscience que nous pouvions matcher avec les plus gros. Le deuxième tournant, c’est la victoire à la Tour-du-Pin qui nous a permis de prendre cette deuxième place au classement.
M.L : le match contre l’ASSMIDA (Isle d’Abeau), leader du championnat à ce moment-là, qui lance une belle série.
Le match retour contre Aix-les-Bains, où on prend le bon wagon en battant un concurrent direct.
Le match retour à Vallons de la Tour où on valide le podium tout en prenant notre revanche du match aller (seule défaite à domicile)
Matthieu Llari en train de debriefer un match avec les joueurs. L'exigence a payé au final. (photo Léana Verrière)
Un tableau de chasse bien rempli
avec les Angles et Le Puy, l'ASSMIDA,
Saint-Savin et Ampuis
Quel a été votre meilleur match en phase régulière ?
C.V : celui face au Puy à domicile (victoire 31-19).
M.L : celui contreSaint-Savin à domicile sans oublier l'enchaînement de 4 victoires contre l’Assmida, Ampuis, Le Puy et Givors lors de la phase aller !
Quel a été votre meilleur match en phases finales ?
M.L : Les Angles en 16es de finale aller 27-17, nous sommes les premiers à les battre cette saison !
C.V : Les Angles à domicile, car battre le premier national invaincu, c'est exceptionnel !
L’action de jeu que vous avez en tête qui incarne le mieux votre saison ?
C.V : L’essai de Bertrand Chabert contre Les angles à domicile, un essai de 70m après une mêlée, aucun blocage, que des passes devant et dans la défense ou après contact.
M.L : impossible de ressortir une action en particulier, chaque match a son scénario et les émotions qui vont avec. Un contre ruck dans un temps faible se savoure autant qu'un essai de 80 mètres.
L’adversaire qui vous a le plus impressionné en phase régulière ?
C.V : Le Puy-en-Velay notamment chez eux!
M.L : Aix-les-Bains.
Le coup de sifflet final
qui restera dans les annales
L’adversaire qui vous a le plus impressionné en phases finales ?
C.V : Grenade, un adversaire qui nous ressemblait beaucoup dans sa philosophie de jeu.
M.L : Grenade Sports, notre adversaire en 8es de finale.
Le Souvenir qui restera gravé à jamais dans votre mémoire ?
C.V : le coup de sifflet final contre Les Angles au match retour, nous montons sur ce match. Ce fut un très grand moment.
M.L : le coup de sifflet final au Angles !
Le moment le plus difficile de votre saison ?
C.V : Notre première mi-temps au Puy où nous n’avons pas existé sur le terrain, ce qui nous a valu pas mal de moqueries de la part de certains joueurs et quelques membres du staff. Mais au final c’est nous qui jouerons en F2…
M.L : la défaite dans les arrêts de jeu (8 min) à l'ASSMIDA, où on méritait de gagner !
Est-ce que le classement de la poule vous paraît refléter la réalité de ce qui s’est passé ?Clément Vidal a l'habitude d'appeler ces joueurs "les gaziers" sans doute parce qu'il se sont montrés souvent explosifs! (photo Léana Verrière)
C.V : oui, on va dire que les équipes qui proposaient le plus de jeu ont été récompensées, sauf Aix-les-Bains qui finit 5e. Le classement était très serré, ce qui montre la densité et la difficulté de cette poule.
M.L : oui, notre place était dans les 3 premiers.
Quelque chose vous reste t-il en travers de la gorge ?
C.V : notre défaite à Saint-Jean-de-Bournay où avec 17 points d’avance à la mi-temps, nous perdons 24-20. C’est la seule fois de la saison où nous avons remis en cause l’arbitrage qui a été bizarrement orienté contre nous en 2 e mi-temps.
M.L : la première mi-temps au Puy-en-Velay... Mais avec du recul elle a fait du bien et permis une remise en question de tout le groupe.
Un groupe au diapason, des révélations
et des confirmations
Le trio de joueurs qui vous a bluffé ?
C.V : difficile de sortir 3 joueurs du lot, car ils méritent tous d’être mis en avant pour cette saison. Mais s’il fallait en sortir trois je dirais :
Victor Tinel qui a été très constant et très performant sur toute la saison. Pour un jeune de 20 ans, c’est assez fort !
Vincent Renaudier qui a été bon tout au long de la saison en marquant des essais importants mais qui a été impérial en phases finales avec comme image marquante son essai de 50 m en solo contre les Angles au match aller.
Bastien Demas pour sa constance tout au long de la saison, sa réussite au pied contre Les Angles et son dernier match contre Grenade où pour moi il a été le meilleur sur le terrain à égalité avec le 12 de Grenade.
Mention spéciale à Guillaume Gaillard qui a surpris coéquipiers et adversaires par son activité énorme sur le terrain et ses gros placages malgré son modeste gabarit pour un 3 e ligne aile.
Mentionspéciale aussi à Antoine Pandraud qui finit la saison meilleur marqueur d’essais.
M.L : impossible de sortir des joueurs du lot, chacun d’entre eux a contribué à sa façon à la réussite de cette saison.
Le nombre de joueurs que vous avez utilisés en équipe première ?
C.V : nous avons utilisé 41 joueurs sur toute la saison (29 en phases finales)
M.L : je laisserai Clément (Vidal) répondre, je dirai entre 45 et 50 joueurs...
Une relation de confiance avec les joueurs
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour un entraîneur ?
C.V : garder son groupe motivé tout au long de la saison, le faire repartir au combat tous les week-ends malgré les moments compliqués que l’on peut connaître sur une saison. Je pense que nous avons réussi et que les joueurs ont adhéré à notre discours.
M.L : gérer l'humain (et les absences).
Quel secret de votre coaching pouvez-vous nous dévoiler que vous n’avez encore jamais livré ?
C.V : pour ma part, c’est plus le côté humain et les liens que tu peux créer avec les joueurs. Je pense que ça installe une relation de confiance avec eux. Etre irréprochable dans son travail aussi car les joueurs sentent l’investissement que l’on a à leur égard et ça leur donne envie de s’investir à fond.
M.L : aucun secret, il faut juste être passionné et investi !
Le groupe U8 avec ses éducateurs Enzo Campeggia, Julien Grange et Mathys Verrière a porté haut les couleurs du RCAB.Nos jeunes se sont essayé aux joutes avec beaucoup d'enthousiasme.Fille comme garçon, au RCAB, on va de l'avant avec une grande détermination.
Ce week-end, les jeunes licenciés de l’école de rugby du RCAB, des catégories U8, U10, U12 jusqu’aux U14 participaient au tournoi des Géants de Frontignan, qui avait dû être reporté pour raison de Covid les saisons passées ! Deux bus bien remplis avec 63 enfants, 12 éducateurs et 30 parents sont partis vendredi soir direction l'Hérault pour rejoindre le camping où joueurs, coaches et parents étaient hébergés le temps du week-end. Après une pause pique-nique à Montélimar, la délégation andrézienne s’est installée tardivement dans les mobil-homes du camping pour un sommeil réparateur.
Samedi,ce sont les U10 et les U14 qui ont joué toute la journée pendant que les autres ont alterné entre diveres activités joutes, promenade en voilier, baignades ou encore visite de Sète par le canal du Midi, accompagnés par éducateurs et parents!
Au niveau des résultats, les U10 terminent 5e sur 10 dans la poule M10 DEB. Bravo au staff et joueurs U10 pour ce super tournoi !Les U14 terminent eux 14e sur 16 avec tout de même de beaux matches qui se sont terminés sur des scores serrés !! Bravo aussi aux joueurs et coachs.Le dimanche ce fut au tour des U8 et U12 de chausser les crampons pendant que les U14 et U10 s’adonnaient aux mêmes activités que les autres catégories la veille.
Nos U8 finissent le tournoi avec les honneurs, 6 victoires et 2 défaites qui leur ont permis de s'adjuger la 7e place du tournoi sur 19 équipes! Bravo les jeunes et merci les encadrants pour ce beau tournoi!
Les U12 ont su faire preuve de caractère tout le long du tournoi pour finir à la 18 e place sur 26 équipes ! Bravo aux éducateurs et joueurs de cette catégorie pour cette belle saison !
Un grand merci, particulièrement à Bruce Mathieu, responsable de l'EDR pour l’organisation du voyage, ainsi qu’à Mireille et Carole nos deux bénévoles qui sont là chaque mercredi et samedi matin et qui étaient aussi présentes pour aider à l’organisation sur place ! Merci aussi aux parents qui ont accompagné leurs enfants et ont créé une bonne ambiance lors de cette sortie réussie.
Antoine Durry et Guillaume Hervet ont bien encadré les U12!
Le message de Bruce Mathieu, responsable de l’EDR
« Dans l'ensemble ce week-end a été magique pour tout le monde, dans une ambiance très conviviale animée par les éducateurs et les parents. Les enfants en sont ressortis avec des valeurs que nous souhaitons leur transmettre et on l'a ressenti au retour en bus.
Je tiens à remercier tous les parents pour leur aide, leur présence, la bonne humeur qu'ils ont apportée, tous les éducateurs pour le travail réalisé tout le long de la saison, qui a contribué à la formation et à l’évolution des enfants ainsi qu’aux bons résultats d’ensemble.
Pour ce qui s’agit particulièrement du week-end à Frontignan, tous nos remerciements aux chauffeurs de bus qui ont été top tout le week-end. Un ÉNORME MERCI aussi à Mireille et Carole qui ont énormément aidé à l'organisation et sans qui ce voyage n'aurait pas été possible.
La preuve que le RCAB n'a rien lâché jusqu'au bout. Baptiste Ramier, au sol, vient d'aplatir dans l'en but. Valentin Camoin (de face) et Thibaut Soubeyrand (à droite) exultent. Cet essai entretient l'espoir... (photo Léana Verrière)
Il y a plusieurs manières de sortir par la grande porte. Le RCAB a choisi de le faire en jouant le mieux possible, en se montrant à la hauteur de son adversaire, en restant fidèle à ses principes et une philosophie de jeu immuable, associant plaisir à prendre et plaisir à donner. Les joueurs managés par l’inamovible duo Clément Vidal-Matthieu Llari ont encore une fois coché toutes les cases, à l’occasion de ce 8e de finale de championnat de France.
Leur opposant du jour, Grenade Sports, a contribué à ce que ce dernier match d’une saison mémorable soit aussi agréable à suivre que la plupart que ceux qu’Adrien Tronchet et ses camarades de jeu nous ont proposés.
De part et d’autre, il y a eu du jeu, des envolées spectaculaires, des essais, du combat, un refus de la défaite et une loyauté qui ont fait plaisir à voir. Dans les gradins, les supporters des deux camps ont été exemplaires de fair-play et ce fut une belle journée de rugby en résumé. Clément Vidal revient sur cet épilogue, avec une pointe de regret mais aussi le sentiment du devoir accompli.
"On s’est tous réconciliés avec l’idée que vivre
une belle après-midi de rugby, c’était possible !"
Perdre après être passé si près d’un succès, c’est plus difficile que d’être battu à plate couture ?
On a fait un chassé-croisé avec Grenade pratiquement tout au long du match, alors perdre de 3 points, évidemment que c’est frustrant. Les deux équipes se valaient au niveau rugby, Grenade a été un peu meilleur dans la gestion de ses temps forts et de ses temps faibles. Ça s’est joué sur des détails. Alors, échouer si près, c’est dur à avaler mais on est tombé les armes à la main. C’est mieux que de prendre une correction !
On a montré un beau visage et que notre place à ce niveau de la compétition n’était pas usurpée ou le fruit du hasard. Perdre de peu face à une belle équipe, avec des gars qui vous félicitent de votre prestation et reconnaissent que vous leur avez posé pas mal de problèmes, c’est plutôt réconfortant.
Jouer sur terrain neutre, le fait que les deux clubs, quoi qu’il arrive, avaient réussi leur saison avant ce match, tout cela a créé un contexte et un environnement différents des matches précédents en phases finales. Joueurs, staff, supporters, on s’est tous réconciliés avec l’idée que vivre une belle après-midi de rugby, c’était possible !
Vous avez revu le match en vidéo. Conclusions ?
Ça se joue à pas grand-chose, comme je l’ai dit. En début de seconde mi-temps, on commet de petits erreurs anecdotiques qui ont de lourdes conséquences face à ce genre d’adversaire mais j’ai vu aussi plein de bonnes choses offensivement comme défensivement.
On est resté dans notre ADN. On est capables de marquer des essais et d’en encaisser. On s’est rassuré sur le fait que les gars savaient bien défendre. Quand on a été bons sur les premières plaquages, on leur a tenu la dragée haute, sinon après, c’était difficile de les arrêter. Leur jeu était bien huilé, on ne les a jamais sentis inquiets sauf à la fin du match. On n’a pas failli au niveau de l’état d’esprit une nouvelle fois. Ce fut un très joli match sur ce plan là aussi. Les deux équipes ont pris du plaisir.
Ce match, je vais le garder en vidéo et le montrer aux gars à la rentrée car il montre à quel point il a été fidèle à ce qu’on a proposé tout au long de la saison.
Fait rare, l’arbitre et des supporters adverses ont complimenté votre équipe sur les réseaux sociaux.
Le rugby est sorti grandi de ce match. Après la rencontre, l’arbitre nous a félicités pour notre prestation et notre mentalité mais aussi le directeur du match, les gens d’Argentat, nos supporters bien sûr et nos adversaires. Après le match aller contre Couches, à Baudras, cela avait déjà été le cas. C’est le genre de compliments qui vous confortent dans votre philosophie de jeu.
On est content de sortir par la grande porte, ça atténue un peu la déception. On dit bonne chance à nos adversaires. On va suivre leur parcours. Personnellement, j’ai retrouvé à travers ce match le rugby du Sud Ouest que j’ai connu à une époque. Où l’on pense à jouer, à prendre du plaisir...
Jean-Marie Pandraud a été serré de près par ses adversaires mais cela ne l'a pas empêché de tenir le coup jusqu'au bout malgré une cheville douloureuse (photo Léana Verrière)
Même un essaim de guêpes givordines à ses trousses n'effraie pas Victor Tinel! (photo Léana Verrière)
Dans la vie de tous les jours, sa voix douce, ses yeux bleus et son sourire aussi large que ses épaules cachent ce qu’il est sur un terrain de rugby. Un rude combattant, un gladiateur impétueux, un perforateur de défenses insatiable,
« un beau bébé » qui allie puissance et explosivité. Dans la discussion comme sur le pré, il ne prend pas quatre chemins pour vous dire le fond de sa pensée.
Son credo ? « Attaquer la ligne avec le ballon, percuter les mecs (sic), gagner du terrain, mettre l’équipe dans l’avancée et plaquer tout ce qui se présente »
Un beau programme qui demande de disposer de moyens physiques conséquents, d’un mental solide et d’une intelligence de jeu que lui reconnaît son coach Clément Vidal : « Victor est une bête sur le plan athlétique, un joueur explosif et puissant. Il met son physique au service de son intelligence de jeu. »
Lorsqu’on lui fait part de ce compliment, il l’apprécie visiblement mais met un bémol : « J’ai des progrès à faire au niveau de la vision du jeu, apprendre à me gérer davantage, moins me précipiter, faire moins de fautes. »
« C’est frustrant de te retrouver remplaçant
après avoir fait un bon match. »
Que « Vic » puisse mieux faire, ça paraît évident au regard de son énorme potentiel, qu’il soit malgré tout déjà considéré comme un élément indispensable au regard de ses performances alors qu’il fêtera ses 21 ans le 14 septembre prochain est tout aussi indiscutable.
Ce qui n’a pas empêché le troisième ligne aile du RCAB, qui explique pour taquiner son coach que « 7, ça me va bien mais j’aimerais jouer centre car on touche plus de ballons », d’être soumis au turnover instauré par Clément Vidal et Matthieu Llari.
En résumé, il a eu du mal à le digérer, même s’il a compris la démarche du staff : « C’est frustrant de te retrouver remplaçant après avoir fait un bon match. Tu te dis : « j’ai fait tout ça pour rien ».Tu as envie d’enchaîner, de montrer. C’est une réaction un peu égoïste mais en jeunes, quand tu as joué tous les matches, c’est difficile à accepter. Après, tu comprends que c’est pour le bien de l’équipe. Ça t’oblige à te remettre en question. »
« Il y a une grande solidarité entre nous.
On se parle beaucoup.»
L’osmose de l’équipe, sa mentalité, les résultats ont fait le reste : « On a fait une saison énorme et je ne m’y attendais pas forcément. Je savais qu’on pouvait faire quelque chose de bien parce que dès le stage d’avant-saison, il y a eu une envie de de jouer ensemble. Il y a eu quelques arrivées, des liens se sont créés et après deux années de Covid, on s’est tous dit que c’était la saison ou jamais pour montrer qu’on savait jouer au rugby. »
La connexion intergénérationnelle, clé souvent de la réussite d’un groupe, s’est faite sans heurts: « On se connaît mieux. Les vieux nous ont pris sous leur aile, donné confiance et laissé nous exprimer. Pendant les matches, il y a une grande solidarité entre nous. On se parle beaucoup. Et ça, c’est top » s’enthousiasme Victor qui va rechausser les crampons ce dimanche après avoir purgé sa suspension lors du match retour contre Les Angles, la mort dans l’âme.
Sa motivation est grande : « J’étais déçu de ne pas être sur le terrain. Contre Grenade, c’est un quitte ou double. Si on perd, tout s’arrête. Mais on a envie de rester le plus longtemps possible dans ce championnat de France. Au niveau de l’ambiance, de la pression, du soutien des supporters, c’est exceptionnel. »
Son fameux essai contre les Angles où Victor s'est occupé de tout, de la récupération du ballon jusqu'à l'essai entre les poteaux (photo Léana Verrière)
« La Fédérale 2, c’est excitant.
J’ai hâte d'y jouer, ça ne me fait pas peur. »
Quoi qu’il arrive, la saison aura été belle, l’empreinte laissée par ce groupe, indélébile. Avec des tournants majeurs, des matches mémorables. Victor Tinel a fait son choix : « En championnat, on avait pris une rouste contre Saint-Savin à l’aller et j’ai apprécié qu’on les corrige chez nous. Je retiens forcément notre grosse première partie de saison. On a montré qu’on pouvait taper très haut. Des gars sont montés de la réserve et nous ont apporté. Ça a créé une émulation. »
Et puis, en phases finales, il y a cet essai, le deuxième du RCAB en 16 es de finale, face aux Angles où Victor s’est chargé de tout : «C’est un plaisir personnel de marquer dans ce genre de match, ça a fait du bien à l’équipe et mal à l’adversaire. Quand tu bas une équipe invaincue, ça te positionne » résume l'im(pack)teur qui se prépare tranquillement au défi que vont lui proposer les joueurs de Grenade.
Vidéos à l’appui ? « La vidéo, c’est bien, mais honnêtement, ça ne me sert pas beaucoup pour me faire une idée de nos adversaires. Je regarde quand même comment ils défendent...» évacue t-il sans prétention.
Avant de se jeter dans l’arène de la Fédérale 2, à la rentrée : « C’est excitant. J’ai hâte de jouer, de voir si on a le niveau mais ça ne me fait pas peur. J’attends de voir » Et de conclure, dans un clin d’oeil : « Avec un pack qui ne ressemble à rien, on s’en est pas mal sorti jusqu’à présent. Dimanche, on veut gagner mais surtout ne rien regretter. »
Une nouvelle fratrie au RCAB?
Jules Tinel, sous le maillot de l'Entente Loire Sud. Repéré par les recruteurs de Clermont, il y évolue aujourd'hui en Crabos.Victor, en bas, au centre sous le maillot du CASE Rugby. Il arrive au RCAB en cadets 2e année. (photo DR)
Peut-être qu'une nouvelle fratrie viendra un jour rejoindre celle des Gaillard, Pandraud
et Soubeyrand dans l'histoire du club. Car Victor Tinel (ici à gauche tout jeune joueur du CASE rugby) a un frère, Jules, qui marche sur ses traces à grands pas. Licencié d'abord au RCAB, il a rejoint l'ASM Clermont où il joue cette saison en Crabos au poste d'ailier. On lui souhaite la plus grande réussite possible mais sait-on jamais...
Clément Vidal et Matthieu Llari: deux coaches fous de joie qui ont fait du bon boulot tout au long de la saison (photo Léana Verrière)
Nous sommes mercredi matin et un beau soleil éclaire la verte pelouse du stade Baudras, qui s’est mise en mode Fédérale 2. L’envie de la fouler est grande mais il faudra attendre mercredi prochain pour voir les hommes de Clément Vidal et Matthieu Llari y galoper, le sourire aux lèvres, lors de la reprise de l’entraînement, en vue des 8es de finale du 5 juin prochain face à Grenade-sur-Garonne.
Tout au long d’une saison semée d’embûches, constellée de grands moments et riche en bonnes surprises, les rugbymen du RCAB se sont toujours préparés juste pour le match suivant, sans d’autre idée en tête que de le remporter pour être en course pour les phases finales.
Ils ont souvent ravi leur public à domicile, en leur offrant une kyrielle d’essais spectaculaires mais aussi du combat d’avants, âpre et disputé. Et à l’extérieur, ils se sont arcboutés pour obtenir des victoires, gratter des bonus ici et là pour au final décrocher la 2e place derrière l’intouchable CO Le Puy. Peut-être n’était-il pas la meilleure équipe, sans doute n’étaient-ils pas considérés au début de la saison comme de concurrents sérieux à la montée par leurs adversaires et l’opinion rugbystique.
Eux-mêmes et leur staff n’avaient pas affiché des ambitions démesurées, par peur d’être accusés de prétentions utopiques. Ils ont choisi de faire leur chemin en embuscade, en outsider, en empêcheur de tourner en rond un championnat dévolu à bien plus fort qu’eux… sur le papier. On entend au loin le discours de ceux qui pensent que le RCAB a eu de la chance, a été avantagé à un moment ou un autre par l’arbitrage mais bien d’autres équipes en ont profité allégrement. Il s’est murmuré qu’il avait bénéficié d’un tirage favorable lors les 32 es de finale du championnat de France par rapport à certains de ses rivaux en championnat.
Se défaire de Couches sur deux matches ne fut rien pourtant d’une promenade de santé, d’un passe-droit. Peut-on leur en vouloir de s’être sortis de cette double confrontation avec les honneurs avant de tirer en 16es de finale l’équipe classée première au niveau national, à savoir les Angles ?
Adrien Tronchet et ses copains ont accepté le défi, l’ont préparé dans l’unité, la solidarité et ne sont pas plaints des blessures qui chacun sait, affectent tous les effectifs en fin de saison. Ils ont joué avec le cœur, l’envie et une bonne dose de talent, quoi qu’on en pense.
Avec des jeunes issus du cru, des gars d’expérience qui ont pris goût à cette aventure humaine, qui a pris sa source dans un stage d’avant-saison réussi.
Ensuite, une bonne étoile a veillé sur un groupe senior qui n’a laissé personne de côté, avec des coaches concernés, des dirigeants à l’écoute et des bénévoles et supporters qui ont leur part dans cette réussite. « C’est la montée d’un club tout entier » résume Clément Vidal, un coach heureux qui a bien voulu nous raconter ce dernier match, au scenario incroyable.
C'est la fin du match. L'émotion est grande, les larmes coulent. Des larmes de bonheur (photo Charline Chabert )
Est-ce que vous réalisez que vous êtes en Fédérale 2 ?
Honnêtement, j’ai encore du mal à y croire. Je suis encore euphorique parce que depuis le début de ces phases finales, ce que l’on a vécu est irrationnel. C’est un authentique exploit qu’ont réalisé les gars. J’ai reçu beaucoup de messages de gens qui m’ont écrit, que c’était énorme, fantastique, ce que nous avions réussi. Qui l’eut cru ? On est dans un rêve. Couches, c’était pas facile et après tu prends le premier national. C’est fantastique, il n’y a pas de mots !
"En championnat, on s’est habitué à la difficulté"
Qu’est-ce qui a été déterminant dans votre parcours ?
D’abord la difficulté que nous avons rencontrée en championnat où toutes les équipes ont vendu chèrement leur peau jusqu’au bout. Jusqu’au dernier match contre Saint-Jean-de-Bournay, qui a joué le jeu. On ne nous a rien donné. Donc, on s’est habitué à la difficulté.
Et puis, franchement, au tout début, pas mal de gens se sont dit : mais, c’est qui, ces peintres ? Ils vont craquer en fin de saison. On va les rotofiler (sic). Cela nous a aidés d’être sous-estimés. On n’a jamais été considérés dans les journaux spécialisés, sur la télé locale, comme si on n’avait rien à y faire.
Alors, on est resté à notre place, ça a évité de mettre une pression inutile sur les gars et ça a encore plus soudé le groupe senior tout entier. On a respecté tout le monde, fait preuve d’humilité en préparant tous nos matches de la même façon. On s’est retrouvé parfois en tête du classement et sur le podium.
Mais les gars sont restés les pieds sur terre, contrairement à certains dans la poule puis en phases finales. Des saisons comme celle-là, on en vit pas cinquante, c’est beaucoup d’émotions au final !
Les Angles étaient logiquement favoris : à quel moment vous vous êtes dit qu’ils pouvaient être prenables ?
J’ai eu l’entraîneur de Léognan, leur précédent adversaire en phase finale, au téléphone lundi, juste après le tirage. Il m’a dit que les Angles ne l’avait pas tant impressionné que cela et lorsqu’il m’a fait passer les vidéos du match, j’ai eu deux réflexions : les Angles sont une très belle équipe, mais semblent friables. Il y avait quelque chose d’intéressant à aller chercher. L’idée première était d’être à la hauteur à la maison pour y garder notre invincibilité et être éventuellement les premiers à les battre cette saison. Et puis, ensuite, le fait de les avoir battus et d’avoir dix points d’avance à la fin de ce match (27-17) a boosté les gars. Le contexte chaud de fin de match, les menaces formulées par nos adversaires à notre encontre puis lors de la réception d’après-match montraient bien qu’ils étaient plutôt fébriles.
Venons-en au match retour ?
Clairement, on s’est fait manger. Leur victoire est méritée (31-24), incontestablement. On a eu très peu de ballons. Il y a eu une flopée de mauvais gestes de leur part mais on s’y attendait car on nous avait promis l’enfer, une boucherie selon l’expression de l’un d’entre eux. Il y a eu pas mal d’intimidations mais cela a eu pour effet de resserrer le groupe. Les gars ont été d’un courage incroyable. Pourtant, je vous prie de croire qu’ils ont ramassé.
"Se qualifier après voir subi tout cela, c’est magnifique"
Le tournant du match se passe à trois minutes de la fin. Expliquez-nous.
Les Angles bénéficient d’une pénalité et j’étais un peu déconfit car s’il la passait, on était éliminé. Je pensais qu’ils allaient la prendre, d’autant qu’ils ont un bon buteur. J’ai vu qu’ils faisaient le choix de la touche, ça m’a surpris. Je crois que leur staff a été aveuglé par l’idée de nous enfoncer comme des m…., de nous montrer qui était le patron en nous infligeant un paquet d’essais.
Ce pêché d’orgueil, la méconnaissance du règlement aussi, les a conduits à l’élimination. Vouloir nous détruire leur a coûté la qualification.
Passer les 16es de finale après voir subi tout cela, c’est magnifique. Cela dit, je n’en veux ni aux joueurs ni aux dirigeants des Angles, d’ailleurs leur capitaine ainsi que leur numéro 6 sont venus nous serrer la main à la fin du match. Le premier a même échangé son short avec Adrien Tronchet notre capitaine.
"C’est tout notre parcours qui a fait de cet instant
un moment magnifique. Inoubliable."
Les supporters du RCAB ont bravé la chaleur et n'ont pas ménagé leurs encouragements dans un contexte hostile (photo Léana Verrière)
Et au coup de sifflet final, c’est le chaos d’un côté et une immense joie de l’autre ?
Avec Mat (Matthieu Llari), on savait qu’on était qualifié. Lui s’est précipité vers les joueurs pour les féliciter et moi, j’ai couru, jamais aussi vite je crois, les bras levés vers la tribune de nos supporters qui ont été exceptionnels tout au long de la saison.
Je voulais partager ce moment avec eux. J’étais dans le black-out ! C’était une émotion forte, l’une des plus belles de ma vie sans doute, même si j’en ai connu de belles à Mazamet tout jeune et ensuite au CASE. J’ai eu une pensée pour mon père (décédé l’année dernière). C’est tout notre parcours qui a fait de cet instant un moment magnifique. Inoubliable.
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