Excellence B : bilan de la saison avec Laurent Boigne, entraîneur des lignes arrières

Sébastien Comte et Laurent Boigne, un soir d’entraînement, en train de préparer le match du week-end. Au bout du compte, leur équipe a réalisé un parcours qui laisse augurer de belles choses. (photo Yves Verrière)

On a souvent évoqué l’excellent parcours de l’équipe fanion du club et la belle unité qui a régné au sein du groupe senior dans son ensemble. Il est temps maintenant de se pencher sur les performances d’une équipe réserve qui n’a pas été en reste, malgré toutes les contraintes liées à sa spécificité.
Elle est l’antichambre de l’équipe Une et doit répondre aux besoins de celle-ci tout en essayant de faire progresser à la fois individuellement et collectivement des joueurs de générations diverses, jeunes et moins jeunes, et de niveau dissemblable.
C’est la tâche à laquelle se sont astreints les deux coaches Laurent Boigne pour les arrières, Sébastien Comte pour les avants, et ce avec beaucoup d’enthousiasme et de sérieux. Au bout du compte, ils ont décroché la quatrième place de leur poule et disputé les barrages du championnat de France. Le premier a bien voulu faire le bilan d’une saison encourageante.

Laurent, comment qualifieriez-vous cette saison : d’honorable, de prometteuse, d’encourageante ?

Elle a été pleine de promesses. On a réussi à se qualifier pour les phases finales dans une poule relevée. C’est une satisfaction même si j’estime qu’on a encore une grosse marge de progression.

« Voir autant de joueurs de la B se trouver
sur le terrain contre les Angles,
c’était une belle satisfaction, une fierté. »

Quelles sont les principales satisfactions ?

J’ai bien aimé la force de caractère montrée par le groupe malgré sa jeunesse. Les gars n’ont jamais baissé la tête, il y a toujours eu cette envie d’apprendre, de progresser.

Quels sont vos principaux axes de travail à l’avenir ?

On doit mieux animer les zones autour des rucks, maîtriser davantage nos temps forts et nos temps faibles. Calmer le jeu quand il le faut, faire les bons choix mais tout cela est une question d’expérience et s’acquiert en jouent des matches. Notre groupe est très jeune. On travaille sur le projet de jeu pour apporter des solutions supplémentaires aux joueurs. Il y a du boulot ! (rires)

On le sait, vous dépendez des besoins de l’équipe Une, des blessures et autres choix des coaches. Comment ça s’est passé cette saison ?

On a utilisé pas loin d’une cinquantaine de joueurs. Forcément que c’est handicapant au niveau de la cohésion mais ce n’était pas une surprise. Tout était clair au départ et cela a été bien géré par les staffs. La passerelle entre équipe Une et réserve s’est bien faite. Beaucoup de gars ont été appelés au-dessus, ont été à la hauteur, d’autres ont gagné leur place, d’autres encore ont fait l’ascenseur, tous avec un excellent état d’esprit.
On est en train de mener des entretiens avec les joueurs et leur ressenti à ce sujet est positif. Voir autant de joueurs de la B se trouver sur le terrain contre les Angles, c’était une belle satisfaction, une fierté.

Vous avez perdu sans discussion votre match de barrages contre Rion Morcenx (22-3)?

On s’est incliné face à une belle équipe, qui jouait très juste. On a beaucoup appris sans pouvoir en tirer vraiment des leçons car la saison s’est terminée dans la foulée.

Le meilleur match de votre équipe, celui qui a correspondu à vos attentes ?

Il y en a deux : celui contre Aix-les-Bains à domicile. Ce fut le match parfait parce que les gars ont fait ce qu’on avait prévu de faire. Et puis, celui d’Ampuis, à la maison aussi, où on a montré du caractère et bien appliqué ce qu’on avait vu à la vidéo.

La réserve du RCAB va évoluer en Fédérale B, du fait de l’accès de la Une à la Fédérale 2. Qu’est-ce que vous savez de ce championnat ?

Pas grand-chose. On part dans l’inconnu. On attend de savoir dans quelle poule on va se trouver car ça peut être très différent d’une poule à l’autre.

 

Noëlys Girard, ballon en main, incarne bien la jeunesse et l’enthousiasme d’un groupe prometteur mais qui doit acquérir de l’expérience (photo Léana Verrière)