Tournoi départemental des écoles de rugby à Montbrison





Ce fut une bien belle journée. Un moment mémorable dans la jeune histoire du club. Ce dimanche 8 mai 2022, il était aux alentours de 17 heures et on entendit les chants des supporters du RCAB résonner dans la campagne bourguignonne. Les joueurs, bras levés, exprimant leur joie et dans la tribune, face à eux, toutes celles et ceux qui avaient le déplacement, s’enthousiasmant de cette issue finale, trompettes à la bouche, applaudissant au courage de leurs joueurs. Certes, le RCAB venait de s’incliner de peu face à SC Couchois (22-17) mais au bout du compte et au profit de son succès initial à Baudras (36-20), il venait de bouter hors de la compétition l’équipe des irréductibles Bourguignons. 6 à 5 au nombre de points terrain ! Avouons que les Couchois leur en ont fait voir, dans les rucks, les mauls, les groupés pénétrants dont ils ont fait leur marque de fabrique. Les visages marqués par un rude affrontement et quelques "poires" gracieusement distribuées, les avants d’Andrézieux ont payé pour goûter au plaisir d’un rugby de combat, censé détruire l’adversaire. Adrien Tronchet et ses camarades de jeu ont résisté tant bien que mal, attendant des ballons d’attaque qu’ils n’ont jamais pu se procurer, à l’exception de cette belle combinaison en touche que Vincent Renaudier a transformé en essai. Alors, ce match ne restera pas dans les annales du plaisir rugbystique, il laissera juste le souvenir d'un cap franchi par la bande du duo Clément Vidal-Matthieu Llari qui aura beaucoup appris de ces deux confrontations. Là était l’essentiel. Les voilà en 16 es de finale et l’idée maîtresse est désormais la suivante : « prolonger le plaisir » selon Clément Vidal qui se projette déjà sur ce premier rendez-vous avec les Angles dimanche (15h) sans oublier de débriefer ce qui s’est passé ce dernier week-end !
Le RCAB vient de vivre un grand moment avec cette qualification. Votre analyse de ces deux matches de 32 es de finale ?
La défaite à Couches est logique. On a assuré l’essentiel là-bas en prenant un point de bonus défensif. Mais pour être honnête, on n’a rien fait pendant 70 minutes où on a passé notre temps dans nos 50 mètres. On n’a rien produit offensivement, pas su tenir le ballon. Nous avons été beaucoup trop pénalisés pour prétendre à mieux. Le carton rouge infligé à Couches a changé la donne en seconde mi-temps. Il a inversé la tendance au niveau de l'arbitrage. Il y a eu une forme de compensation et on n’a fait que subir. C’est la première fois de la saison où on n’inscrit qu’un essai. Au final, on se qualifie en ayant été très moyens. c'est dire qu'on a encore une belle marge de progression. Cela dit, je félicite les gars car ils s’en sont pris plein la gueule durant les deux matches. Dimanche, nous n’avons pas montré notre vrai visage. On n’a pas réussi à déplacer le ballon. Ce n’est pas le rugby qu’on aime mais c’est celui qui nous a permis de nous qualifier. Pour résumer, on a mis du jeu à l’aller, du courage et du coeur au retour.
Un autre chapitre de cette passionnante aventure s’ouvre avec les 16es de finale dès dimanche à Baudras, face à la formation des Angles.
Les matches s’enchaînent sans semaine de récupération. On essaye de gérer. On s’était déjà projeté sur notre éventuel futur adversaire en cas de qualification. C’était soit Léognan, soit les Angles. On pensait que ce serait les Angles car c’est une équipe qui est en tête au niveau du classement national. Ce n’est pas une surprise mais cela a été plus serré que je ne m’y attendais contre Léognan.
L’objectif, c’est quoi désormais ?
Au sein du groupe, personne ne dit : encore un tour et on monte (en Fédérale 2). L’idée commune, elle est de prolonger le plaisir, d’aller le plus loin possible en jouant, tout en vivant des choses ensemble. On connaît l’enjeu, c’est continuer l’aventure, face cette fois à ce qui se fait de mieux sur le plan national, au niveau Fédérale 3. On va pouvoir s’étalonner. Ce sera à la fois formateur pour les joueurs et le club dans son ensemble. On a encore beaucoup à apprendre.
Vous vouliez nous dire un mot sur le soutien qu’a reçu votre équipe lors de ces 32 es de finale.

A Baudras, ce fut encore une belle fête, comme contre Saint-Jean-de-Bournay et le public a contribué pour une bonne part à notre bon résultat. On a gagné grâce à eux aussi. Et dimanche, à Couches, c’était cool !C’était la première fois que le club organisait un déplacement en bus. Lorsque les joueurs sont arrivés au stade et qu’ils ont vu tous ces supporters en train de pique-niquer tout près du terrain et qui ont fait pas mal de bruit pour les encourager, ça les a vraiment touchés et motivés. De même lorsqu’ils sont passés devant la tribune avant le match. Merci à eux, vraiment.
Vous pouvez découvrir des vidéos des supporters dans le stade sur le Facebook et Instagram du club.
Nos vétérans sont toujours assidus aux entraînements les vendredis soirs, et ne comptent pas leurs efforts pour être compétitifs lorsqu'un match amical se présente. Ce fut le cas il y a une quinzaine de jours lorsque Saint-Genis Laval les a invités à disputer un match amical en soirée. Après d'âpres débats sur le pré où les locaux ont fini par s'imposer quatre essais à 2, nos "anciens" ont en revanche tenu la dragée haute à leurs adversaires lors de l'apéritif convivial qui a suivi et de l'excellent repas qui leur a été proposé par leurs sympathiques hôtes. Dans ces conditions, sûr qu'il y aura une revanche d'ici la fin de saison ou la prochaine...

Comme l’avait fait remarquer le coach Clément Vidal mais aussi le capitaine du RCAB, Adrien Tronchet, dans les colonnes de La Tribune-Le Progrès avant le premier rendez-vous de ces 32 es finale, les joueurs et le staff n’en sont « qu’à la mi-temps » d’une double confrontation qui délivrera son verdict final, dimanche en fin d’après-midi, du côté de Couches. Tout ou presque reste à faire, même si les rugbymen andréziens ont rempli leur contrat en prenant les cinq points possibles lors de la première manche de ce duel. Les quatre points terrain qui sont attribués au vainqueur de la rencontre auxquels ils ont ajouté le point du bonus offensif, consécutif aux cinq essais inscrits. Ceux-ci ont suffi car leurs adversaires bourguignons n’en ont aplati que deux dans l’en-but du RCAB. Ces trois essais d’écart ont fait tomber un point supplémentaire dans l’escarcelle et sans doute qu’il ne sera pas de trop pour espérer décrocher un billet pour les 16es de finale. En attendant de disputer ce match retour, Clément Vidal a bien voulu revenir sur le premier acte pour évoquer ce qui a bien fonctionné et ce qu’il faudra améliorer dimanche après-midi : « On a respecté nos principes de jeu habituels, on a essayé de mettre de la folie, parfois un peu trop à mon goût. Ce match a été à l’image de notre saison, où on a voulu parfois aller plus vite que la musique. Lorsqu’on a pris notre temps, on les a embêtés et on a scoré. On doit être capables de tenir un peu plus le ballon. La majorité de nos essais ont été la conséquence d’actions collectives où on a été propres techniquement, en jouant en première main. On a aussi été assez efficaces en touche, c’était important. Il faudra faire de même dimanche. »
Une question se pose quand même : le match aller, assez rude, n’a t-il pas entamé les organismes ? « Physiquement, il faut s’en remettre bien sûr car ça a tapé fort. La fraîcheur va compter. On va récupérer quelques cadres devant, c’est une bonne chose. Nos adversaires se sont montrés assez virulents, ont essayé de nous concasser mais on a connu ce genre de matches engagés cette saison contre Ampuis, l’ASSMIDA, Aix-les-Bains, Le Puy, les Vallons de La Tour... A nous de calmer leurs ardeurs. On sait que ça va être très dur pendant les 20 premières minutes. L’ambiance va être hostile, l’engagement ultra intense, c’est normal. Notre adversaire nous a mis en difficulté avec un jeu simple à une passe très efficace. Ils ont mis du dynamisme. On sait à quoi s’attendre. » Avec 5 points terrain et un point average de +16, les joueurs du RCAB ont leur destin entre les mains. Un destin qu’une belle cohorte de supporters, pour qui le club a affrété un bus, tentera avec ses encouragements de faire pencher en faveur des Andréziens !


C’est dans une atmosphère studieuse que Clément Vidal a préparé ce match pas comme les autres de 32 es de finale de championnat de France face à Couches, club de Saône-et-Loire, qui sera l’hôte du RCAB, ce dimanche après-midi au stade Baudras. A l’occasion de ce match aller, le coach andrézien nous parle des ambitions de son équipe à l’aube de cette nouvelle aventure, née d’une saison régulière réussie, la plus significative du club depuis qu’il fréquente la Fédérale 3.
Vous êtes restés trois semaines sans jouer pour bien préparer ces 32es de finale. Quelles ont été vos priorités ?
On a d’abord laissé une semaine complète de repos aux joueurs qui sortaient d’un gros mois de compétition avec quatre matches difficiles. On les a laissés souffler physiquement comme mentalement afin qu’ils retrouvent de la fraîcheur. L’objectif de la seconde semaine était de les faire courir, transpirer sans mettre trop d’intensité et cette semaine, on a remis le bleu de chauffe avec des séances courtes et intenses pour se réhabituer au rythme, à l’intensité de la compétition. En y mettant l’engagement nécessaire par rapport à ce qui nous attend. Et pour vendredi, on a préparé une petite séance vidéo, comme on l’a fait pour tous les matches de la saison régulière, tout en mettant en place une stratégie de jeu.
C’est une nouvelle compétition à élimination qui commence. Très différente de la saison régulière ?
La grosse différence avec le championnat, c’est qu’en une semaine, tu peux avoir fini ta saison ! En saison régulière, tu affrontes le même adversaire deux fois aussi mais dans un laps de temps beaucoup plus long. Là, tu n’as pas vraiment le temps de progresser entre les deux matches. Il te faut tout faire le mieux possible en l’espace d’une semaine car il n’y a pas de rattrapage possible, aucune marge d’erreur pratiquement. Il faut être pragmatique, efficace, c’est ça la clé !
Le club est néophyte dans ces phases finales. Du coup, quel est votre objectif ?
Ce serait mentir que de dire qu’on ne voudrait pas aller au bout. Toutes les équipes pensent la même chose même si on sait qu’il n’y aura qu’un élu parmi les 64 équipes en lice. Il ne faut pas forcément se donner de limites, juste jouer pour gagner en attendant le verdict du terrain. On se donne le droit de rêver, de se dire : pourquoi pas nous ? Après, si on veut être réalistes, le premier objectif est de passer un tour, ce qui nous ouvrirait des perspectives.
Jouer l’aller à domicile, est-ce un inconvénient ?
Oui, dans le sens où tu as un peu le couteau sous la gorge. Il faut essayer de faire mal à ton adversaire car si tu perds ce premier match, que tu te loupes, tu réduis tes chances de te qualifier. Tu as une pression supplémentaire sur les épaules forcément. Car tu ne sais pas vraiment à quoi t’attendre au retour : le contexte, la pression du public, l’arbitrage, il y a plein de facteurs que tu ne maîtrises pas !
En championnat, vous avez réalisé quelques performances notables à l’extérieur. Cela peut vous aider dans votre approche du match retour ?
On a battu Ampuis, La Tour-du-Pin, Givors, le Rhône Sportif, fait le nul à Aix-les-Bains et pris des bonus défensifs ici et là. Donc, oui, on a des armes, offensives notamment, qui doivent nous permettre d’inquiéter nos adversaires . Le plus important est d’arriver à trouver le juste milieu : ne pas renier nos principes de jeu tout en canalisant notre fougue, se montrer un peu moins fou-fou et être efficaces sur nos points forts. Ce qu’on avait parfaitement su faire à la Tour-du-Pin en scorant dans nos temps forts. Dans notre effectif, il y a pas mal de jeunes joueurs pour qui ce sera une première, un apprentissage des phases finales. On est là aussi pour apprendre.
Que savez-vous de l’équipe de Couches ?
Qu’ils ont fini 2es de poule, comme nous. Ce sera du 50-50. Après, comme tout le monde, on est allé à la pêche aux infos, aux vidéos.
Des néophytes mais aussi des habitués

Clément Vidal dit vrai lorsqu’il fait remarquer que bon nombre de ses titulaires vivront leur baptême du feu en phases finales dimanche. Notamment la jeune garde avec les Gaillard, Tinel, Meyer, Soubeyrand, Relave, Souchon… Mais d’autres ont eu la chance d’en disputer sous les couleurs du CASE rugby. Parmi eux, les coaches Clément Vidal et Matthieu Llari, ainsi que des joueurs cadres comme Adrien Tronchet, Jérémi Collet, Vincent Renaudier, Bastien Demas, Clément Minelli, Eric Grisel (actuellement blessé). Thierry Séauve, notre collègue et ami journaliste sportif à La Tribune-Le Progrès, qui a suivi les pérégrinations du club stéphanois pendant sept saisons nous a rendu visite dernièrement pour nous faire part de ses souvenirs. L’occasion de se rappeler d’excellents moments vécus lors de ces phases finales. Son premier propos dit tout de leur particularité : «On ressent des choses qu’on ne vit pas dans une saison régulière. L’enjeu est particulier, le public le ressent et tout cela est propice à la fête, au suspense. Il faut surtout ne pas perdre à domicile, sinon, c’est pratiquement cuit » et d’enchaîner : « A une époque, avant le début du championnat, tu connaissais la poule de l’adversaire que tu risquais de rencontrer en phases finales. C’était déterminant, car tu pouvais le surveiller, décrypter ses forces et ses faiblesses tout au long de la saison. » Ce n’est plus le cas aujourd’hui ! Il se rappelle aussi d’un fait de jeu lors d’un barrage de phase finale qui avait déclenché un intérêt populaire inédit auprès du CASE rugby : « Alexandre Péclier (buteur de talent) avait réussi un drop extraordinaire de près de 60 mètres. Le match se déroulait à Bédarrides, contre Nice. Cet exploit avait permis à son équipe de se qualifier et d’accéder ensuite en Pro D2. Ce fut un élément déclencheur de leur parcours. » L’occasion est belle de lui demander son avis sur ceux qui ont troqué leur maillot vert pour une tunique bleue, il y a maintenant plusieurs saisons. Attention, les éloges pleuvent : « Clément (Vidal), c’était l’équipier modèle au poste de troisième ligne, énormément précieux dans le vestiaire et chouchou du public. Lorsqu’il était remplaçant et que ça tournait mal pour son équipe, les spectateurs hurlaient : « Faites entrer Mazam! » Matthieu Llari a une belle cote aussi : « Lui, il a connu mille et une vies au CASE rugby. C’est l’enfant du club et un excellent demi de mêlée." Notre spécialiste estime que Clément Minelli « a fait partie de la génération sacrifiée par le dépôt de bilan », Jérémi Collet nous est décrit comme " le gendre idéal, un corps bien fait dans une tête bien faite, omniprésent au centre », Vincent Renaudier comme un "redoutable marqueur d'essais, un détonateur, débloqueur de situations par des fulgurances", Eric Grisel comme "un joueur important au sujet duquel Lionel Grand (directeur du centre de formation puis manager général du CASE) ne tarissait pas d’éloges » tandis que les frères Pandraud avait déjà attiré l’attention du même Lionel Grand qui « comptait s’appuyer sur le talent des jumeaux à l’avenir » Et qui d'autre qu'Adrien Tronchet pouvait boucler la boucle de ces louanges: "Adrien, c'est le grand frère par la taille et l'attitude, l'abnégation, la présence. Je l'ai vu débuter contre Nîmes et il m'avait dit à la fin du match: "C'est pour ça que je pratique le rugby." Il ne reste plus qu'à souhaiter que leur expérience pèsent dans la balance de ces 32es de finale...


Si les voyages forment la jeunesse, alors le groupe senior d’Excellence B du RCAB, constitué d'une bonne part de néophytes à ce niveau, a bien fait de se qualifier pour les barrages du championnat de France lors du dernier match de la saison régulière face à Saint-Jean-de-Bournay. En s’octroyant la quatrième place du classement au prix d’un succès avec bonus offensif, les garçons entraînés par Laurent Boigne et Sébastien Comte se sont offerts un match de barrage sur terrain neutre dimanche après-midi, à Bellac, en Haute-Vienne. Ce sera un long périple de près de 400 kilomètres, au bout duquel ils vont affronter l’équipe landaise de Rion Morcenx sur le terrain municipal de cette commune. On a pris un peu de son temps à Laurent Boigne avant l’entraînement de mercredi soir à Baudras pour dresser un bilan d’une saison qui n’a pas été simple et savoir comment on abordait ce rendez-vous dans les rangs du RCAB.
Vous avez vécu une saison compliquée, avec des hauts et des bas, pour finalement vous qualifier lors du dernier match. Ça montre une certaine force de caractère.
A un moment de la saison, j’ai dit aux gars qu’ils ne méritaient pas de se qualifier. C’était ce que je pensais. Sans doute que ça les a titillés… Ils ont été capables d’aller chercher cette qualification lors du dernier match. Les garçons se sont accrochés malgré les difficultés inhérentes à une réserve. Il nous a fallu pas mal bricoler tout au long de la saison. On a souffert devant, on a manqué de maturité, parfois de précision. On a aussi eu du mal à gérer plusieurs fins de match contre Le Puy, Saint-Savin, le Rhône Sportif, où on a laissé échapper des points mais personne n’a lâché. On a pris 2,7 points par match en moyenne, c’est plutôt positif.

Votre groupe est assez jeune dans l’ensemble. C’est formateur de vivre une telle saison ?
Ça crée forcément de la frustration lorsqu’il vous manque des éléments importants mais les absences des uns ont fait progresser les autres. On a utilisé 48 joueurs cette saison, c’est beaucoup mais pas mal d’entre eux ont acquis de l’expérience, ont évolué. Et puis, ce groupe a été facile à entraîner.
Quel est votre objectif lors de ce barrage ?
D’abord de passer, de se qualifier pour les 32es de finale. Après, il y a l’idée de se faire plaisir, c’est quand même l’aboutissement de notre saison, la récompense de tous les efforts consentis par le groupe. C’est aussi l’occasion d’apprendre, de découvrir un autre rugby. On ne connaît pas trop notre adversaire. On croit savoir que ça envoie du jeu. On veut profiter mais en donnant tout, ne pas avoir de regrets. On va se focaliser sur ce qu’on sait faire. On va pouvoir disposer d’un groupe quasiment au complet. La difficulté, c’est de faire des choix mais en fin de saison, c’est plus simple car vous avez plus de certitudes.



Que d’émotions ce dernier match de la saison régulière a provoquées au coeur d’un stade Baudras fort bien garni ! Il y a eu d’abord le match de la réserve qui s’est qualifiée au bout d’un match à suspense où le bonus a fini par lui tendre les bras en fin de rencontre. Il lui était indispensable et le groupe de Laurent Boigne et Sébastien Comte est allé le chercher avec son coeur, son courage, et son talent, s’ouvrant les portes des barrages de la phase finale.Un prélude idéal car il a créé un enthousiasme et une liesse au sein d’une assistance bruyante, cosmopolite et intergénérationnelle. Il y a eu aussi de la symbolique dans le vestiaire de l’équipe fanion avant le coup d’envoi. Eric Grisel, le capitaine, blessé au pouce et opéré dernièrement, est venu distribuer les maillots à ses partenaires en compagnie de Valentin Sergère, lui blessé de longue date au tendon d’Achille et qui n’a pas pu accompagner ses copains dans cette belle aventure. L’un et l’autre ont transmis leurs émotions et encouragé leurs coéquipiers à finir sur une bonne note leur remarquable parcours. Matthieu Llari nous fait la synthèse de cette dernière sortie réussie à Baudras. Avec lucidité, malgré la fatigue engendrée par une troisième mi-temps de haut vol.
Est-ce que la 3e mi-temps a été plus difficile que les deux premières ?
Elle a été festive et très agréable à vivre. Il était important de savourer ce moment à part entre nous. C’est l’aventure d’un groupe, d’un club tout entier.
Il y avait du monde à Baudras ?
Pour ma part, c’est la première fois que j’en vois autant. C’était une belle fête, pleine de souvenirs qui vont nous rester en tête très longtemps. C’était une ambiance très phase finale. Les dirigeeants, les bénévoles du club ont fait un super boulot. On a magnifiquement fermé le premier chapitre de la saison.
Qu’avez-vous pensé de la prestation de votre équipe ?
Pour résumer, notre première mi-temps a été plutôt brouillonne même si on a bien démarré. Nos adversaires nous ont fait jouer un peu à l’envers et on n’a pas réussi à tuer le match. A la mi-temps, avec Clément (Vidal) on a remis les choses en place et on a réalisé une grosse deuxième mi-temps. Le banc a apporté. On a inscrit 77 essais en 18 matches cette saison, on a un groupe très joueur.
Finir 2es de cette poule, c’est un exploit ?
Une belle surprise en tous cas. On s’est donné les moyens de réussir, à partir d’un travail sérieux auquel le groupe a adhéré dès le stage d’avant-saison. On a pu compter sur 70 joueurs et on a eu besoin de tout le monde. La présence aux entraînements a été importante, il faut dire bravo au groupe dans son ensemble. On a plutôt bien géré le Covid, les reports… Maintenant, le premier chapitre est fermé, on en ouvre un autre avec les phases finales. Ce sera une découverte pour certains, d’autres en ont vécu. C’est une opportunité dont il faudra profiter.
