
Le déroulement du premier match de la saison aura au moins appris au groupe senior qu’en rugby comme dans toutes autres disciplines, faire les choses à moitié ne suffit pas. Tenir tête à Saint-Priest une mi-temps n’a pas été suffisant. Cela dit, il n’est plus le moment de gamberger sur ses débuts ratés. Dans les rangs du RCAB, on a d’abord fait le constat, si besoin était, que cette équipe de Saint-Priest a montré beaucoup de qualité et donc qu’elle pouvait nourrir des ambitions légitimes en cette nouvelle saison. Il n’y a rien de honteux à perdre contre plus fort que soi, en revanche, il est primordial de réfléchir à ce qui vous a menée à une lourde défaite qui ne se dessinait pas vraiment à la pause.
Ramener des points
Dès la fin du match dimanche dernier, le coach Clément Vidal avait mis l’accent sur des manques dans le domaine physique en particulier. Une faiblesse qui a coûté cher: » En 2e mi-temps, on prend trois essais d’une durée entre quinze et vingt secondes. Cela veut dire qu’on n’était pas prêts physiquement. Et après les gars ont perdu confiance. Alors qu’on peut mener au score à la pause. On aurait pu insinuer le doute à notre adversaire. On sait pourquoi on a perdu ce match et on a travaillé sur nos erreurs, nos manques cette semaine.
Y a pas le feu au lac mais le groupe est bien conscient qu’il faudra faire beaucoup mieux au niveau de l’intensité si on veut exister à Chalon qui elle aussi a perdu son premier match et va vouloir inverser la tendance, d’autant plus pour sa première sortie devant son public. On s’attend à une opposition féroce, ce qui ne nous empêche pas de vouloir ramener des points pour se rattraper de notre déconvenue devant Saint-Priest. On a envie d’en découdre. »
Fédérale B: en apprentissage

Comme son aînée, la Fédérale B a passé un dimanche à oublier, en tout cas au niveau du score qui a matérialisé la domination quasi permanente d’un adversaire bien plus expérimenté que notre réserve. La différence s’est faite là. En revanche, le groupe, qui a eu le mérite de ne pas lâcher en seconde période pour parvenir après beaucoup d’efforts à inscrire un essai qui récompensait son acharnement, a montré que l’envie était là. Il lui reste à travailler pour progresser, à rester uni dans la difficulté car il a des arguments à faire valoir dans le jeu.
Saluons le dernier match de Guillaume Gaillard, appelé à quitter la région pour des raisons professionnelles et dont on ne louera jamais assez l’investissement, la qualité humaine et de joueur, lui, le roi du plaquage bien fait, quel que soit le gabarit de l’adversaire. Merci « Guigui »!
