Fédérale 2: debrief du succès contre Metz avec Clément Vidal

 

L’entrée tonitruante de Brice Meyer, auteur de deux essais, a plongé les Messins dans le plus grand désarroi. (photo Léana Verrière)

C’était l’objectif majeur fixé par le staff: remporter une victoire avec le bonus offensif face au dernier de la classe, qui n’avait jusqu’alors marqué que quatre points au classement et était avant cette rencontre en quête de son premier succès de la saison! Le contrat a été pleinement rempli par l’équipe Une, qui a mis à profit son entame de match emballante pour semer le trouble dans les rangs du RC Metz. Les jumeaux Pandraud, Jean-Marie puis Antoine, se sont occupés de mettre le feu dans la défense lorraine au prix de deux essais spectaculaires dont raffole le public d’un stade Baudras ravi de cette entame.
“On est resté fidèles à nous-mêmes avec cette capacité à planter des banderilles, à être tueurs sur les contres” a apprécié Clément Vidal. Ce qui l’a moins enjoué, c’est la suite: “Je suis un peu chagriné en effet car on a eu beaucoup trop d’approximations dans notre jeu, des ballons tombés, perdus au sol sur des en-avant qui sont venus perturber la mécanique. J’aurais aimé qu’on se rassure sur notre projet de jeu, sur ce qu’on peut produire offensivement mais on s’est parfois précipité en tentant soit la passe impossible, soit pas dans le bon tempo. Ce sont des choses qu’on n’avait pas l’habitude de manquer la saison dernière”

En quête de constance dans les performances

Les raisons de ces défaillances sont à chercher selon le coach dans l’inconstance des performances qui a, jusqu’à présent, empêché son équipe de s’installer vraiment dans une dynamique positive: ” La confiance est difficile à trouver quand on perd un match après en avoir remporté le précédent. On a glané trois victoires sur huit rencontres. La saison dernière, on était sur une réelle dynamique. Là, pas encore.”
Cela dit, ce succès avec bonus a replacé le RCAB en tête du championnat du maintien, si on peut le définir comme cela: ” Tous nos concurrents directs (Rillieux, Lons, Chalon) ont perdu ce week-end. C’est une bonne opération, parfaite comptablement. On a pris cinq points et on est à + 5 en moyenne britannique. Mais avec des circonstances un peu plus favorables, et deux ou trois points de plus, on serait en dernière position du championnat de la qualification, ce qui nous aurait permis d’aborder le 4e bloc plus sereinement. ”
Car Clément Vidal n’est pas dupe, il reste encore beaucoup à faire, après l’intermède d’une semaine sans match, ce prochain week-end:
” On va disputer quatre matches avec un déplacement à Dôle, puis la réception de Chalon, un déplacement à Villars-les-Dombes et enfin la réception de Pontarlier. C’est costaud. ”
Afin de garder le rythme, les joueurs s’entraîneront deux fois cette semaine, mercredi et vendredi où après la séance un repas est prévu en soirée, organisé par les ailiers et les arrières du groupe, “pour passer un bon moment ensemble et renforcer la cohésion” explique le coach.

Fédérale B: la réserve se débarrasse de Messins accrocheurs

Les matches se suivent et se ressemblent pour les réservistes du RCAB qui ont dû encore une fois se retrousser les manches pour décrocher un nouveau succès (30-6). Les joueurs de Laurent Boigne et Sébastien Comte ont  déployé beaucoup d’énergie pour mettre à mal une équipe messine qui n’a guère proposé offensivement mais s’est employée en revanche dans le combat, gênant les initiatives du RCAB qui a tout de même réussi à trouver la faille à trois reprises par Benjamin Pacareau (2 essais) et Pierre Meyer, Noëllys Girard transformant avec succès les nombreuses pénalités accordées à son équipe.
En résumé, ce fut un match fermé, âpre qui a montré la valeur collective du groupe, soudé face à cette adversité belliqueuse. Du coup, la Fédérale B poursuit sa série d’invincibilité et continue à jouer les premiers rôles, à la quatrième place du classement après huit journées.

Benjamin Pacareau fonce vers l’en-but avec beaucoup de conviction. A l’image de son équipe, qui a fini par faire plier des Lorrains accrocheurs. (photo Léana Verrière)