Fédérale 2: à Illkirch, le moment ou jamais… (dimanche à 14h45)

On peut s’attendre à un duel serré, comme ici entre Arthur Montagnon et un joueur de Lons. En espérant qu’il tourne pour nos Bleus. (photo Léana Verrière)

Les trois points de suspension qui figurent à la fin de ce titre ne sont pas anodins. Ils signifient une attente, un espoir, une nécessité, un objectif, une priorité. Cette première victoire, les Bleus du RCAB y courent après depuis le début de cette saison. Dominés contre Saint-Priest, peu en réussite devant Chalon, puis Lons, les hommes de Clément Vidal doivent faire table du passé sans oublier ce qu’ils ont fait de bien et de moins bien lors de ces trois rencontres du premier bloc qui les ont conduit tout en bas du tableau.
Bien sûr que l’on peut avancer l’argument selon lequel il leur reste 19 matches pour se refaire la cerise. On est plutôt tenté de leur conseiller de penser que le plus tôt sera le mieux pour ne pas entamer un peu plus le capital confiance nécessaire à la performance.
Le coach Clément Vidal dit qu’il y a eu « de bonnes choses de réalisées lors de ce premier bloc mais aussi trop d’indiscipline, de fautes bêtes, évitables, qui ont valu quatre cartons préjudiciables. Mais également un manque de maîtrise individuel et collectif qui a empêché le RCAB de s’imposer au moins une fois alors qu’il en a eu l’opportunité. »
Il est temps d’y parvenir au bout d’un long voyage en Alsace, à Illkirch-Graffenstaden, dans la banlieue de Strasbourg où le groupe senior va être confronté à une équipe elle aussi en difficulté, puisque lanterne rouge de la poule. Cela ne fait aucunement du RCAB le favori de ce duel de mal-classés. « Illkirch attend aussi sa première victoire » prévient le coach.
Il a transmis un message à ses joueurs ce vendredi, celui de la responsabilité qui leur incombe en dehors de l’aspect sportif. Un tel déplacement implique un investissement financier important pour le club. Pour mettre tous les atouts de leur côté, le comité directeur du RCAB a validé un départ en bus ce samedi en début d’après-midi pour permettre aux joueurs de passer une nuit à l’hôtel et donc d’être prêts pour ce rendez-vous important, pour ne pas dire crucial, ce dimanche.
Une fois n’est pas coutume, les Bleus joueront sur un terrain synthétique, ce qui ne leur était arrivé qu’une fois en Fédérale 2, en Nantua. Et ils pourront compter sur le soutien d’une bonne vingtaine de supporters fidèles qui font le déplacement.
Dans une situation semblable, la Fédérale B, quoique diminuée, devra elle aussi se livrer à fond pour sortir la tête de l’eau. (coup d’envoi 13h)

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