Equipe réserve du RCAB

Dans la lumière enfin

L’équipe réserve du RCAB vit son championnat dans l’ombre de l’équipe fanion qu’elle précède
chaque week-end, en lever de rideau. C’est souvent avec un effectif chamboulé, en fonction des
besoins à l’étage au-dessus. Une situation pas simple à gérer pour le coach Sébastien Comte, qui a
choisi d’endosser le costume d’entraîneur cette saison, après avoir porté brillamment les couleurs du
RCAB au poste de troisième ligne.
Il revient sur une demi-saison laborieuse, qui s’est tout de même conclue sur un large succès face à
Cusset, dimanche dernier (40-3). Une belle récompense pour son groupe qui a bataillé depuis le mois
de septembre, sans jamais tirer bénéfice de prestations courageuses.

Sébastien, vous voilà entraîneur du RCAB après avoir joué pendant cinq ans sous le maillot du club.
Racontez-nous votre parcours.

Je jouais à Givors et lorsque mon frère Nicolas, mon cadet d’un an qui jouait au CASE, a décidé de
reprendre le rugby à Andrézieux, je l’ai suivi. J’avais envie de jouer une saison avec lui, c’était
l’opportunité. Je suis bien retourné une saison à Givors mais en tout, j’ai dû disputer cinq saisons ici.
On est monté chaque année.

Pourquoi devenir entraîneur, vous pouviez encore rendre des services sur le terrain, non ?

Je souffre des cervicales et lorsque j’ai passé l’IRM obligatoire, le médecin m’a alerté sur le danger
que ça présentait de continuer à jouer. Je dois vous avouer que je ne vis pas très bien le fait de ne
plus pouvoir jouer. La seule solution pour moi de rester « collé » au rugby, c’est de coacher. Est-ce
que je suis fait pour ça ? Pour le moment, je découvre. C’est une année de transition, si ça me plaît…

Comment vivez-vous cette expérience ?

C’est dur de gérer les joueurs. Il y a la différence de génération… (rires) On n’est pas trop sur la
même longueur d’ondes sur les valeurs du rugby. Il faut transmettre son envie et rendre des comptes
aux gars sur tes choix. Ensuite, il faut apprendre tout ce qui est tactique. C’est compliqué.

« C’EST IMPORTANT QUE LES GARS DE L’EQUIPE PREMIERE SENTENT QUE ÇA POUSSE DERRIERE »

D’autant plus quand on prend en charge une équipe réserve, qui est souvent soumise à une
fluctuation d’effectif…

On fait un peu avec ce qu’on a. On est au service de la Une et je me plierai toujours aux exigences qui
nous sont imposées. J’ai toujours été dans cette approche. Les joueurs qui évoluent en réserve
doivent être des boosters de la concurrence. On veut gagner des matches mais la priorité est de faire
en sorte qu’il y ait des gars capables d’évoluer en Une. Il y a des allées et venues mais s’ils s’y filent,
s’ils y croient, ils auront leur chance. On l’a vu avec les jeunes. C’est stimulant de pousser les gars à

aller plus haut. C’est important qu’il y ait de la concurrence, que les gars de l’équipe première
sentent que ça pousse derrière.

« LA RESERVE, C’EST UN BON LABORATOIRE »

La Fédérale 3 a connu une première partie de saison compliquée, ce qui a fatalement rejailli sur
votre équipe.

On s’est adapté, on n’a pas le choix. Ça a permis à certains joueurs de découvrir d’autres postes. Par
exemple Enzo Mandran qui joue trois-quarts a évolué 2 e ligne. Il voit autre chose, c’est bien. La
réserve, c’est un bon laboratoire.

Vous avez signé votre premier succès ce dimanche, mais vous auriez pu le faire auparavant d’après
les observateurs ?

C’est vrai, les gars ont progressé. Il y a du talent. Ce qui manquait, c’était l’envie. Il y en a de plus en
plus. Dimanche, elle était là. Tout le monde a pris du plaisir. En plus avec beaucoup de jeunes, c’est
prometteur pour l’avenir. Ils ont du talent mais de l’envie aussi. Ça, c’est super car ça booste les
autres. Certains se rendent compte que s’ils veulent avoir du temps de jeu, ce ne sera pas du tout
cuit. Et puis, je peux compter aussi sur des anciens comme Adrien Ligozat, qui est là depuis
longtemps. Lui, il s’y file malgré son âge. Romain Roux peut être aussi un bon moteur pour les jeunes.
Ramdane a repris aussi. Tout ça fait un bon mélange. Ce que j’attends désormais, c’est qu’on gagne
d’autres matches en conservant cet esprit de groupe et que des gars montent en Une pour donner
un coup de main.

Sébastien Comte, au beau milieu de ses troupes, se réjouit de l’envie et de l’état d’esprit que ses
joueurs ont montré contre Cusset (photo Léana Verrière)

Légendes photos
Aubin Relave, symbole d’une jeunesse bondissante qui a apporté sa contribution au premier succès
de la réserve andrézienne. (photo Laurent Diemer)

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